Skip to content

👋 Bonjour, nous sommes ravis de vous revoir ! Cliquez ici pour reprendre votre démarche

    Besoin d’aide pour trouver le bon service ? Nos experts sont là. 01 76 39 00 60
    Toute l'actualité

    Journée des droits des femmes

    Chroniques juridiques
    A F

    Aurore Fontan

    Diplômée de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.


    Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

    Et bien non, le 8 mars n’est pas « la journée de la femme » mais « la journée des droits des femmes  ». Entre autres, le 8 mars n’est pas censé être une aubaine pour les publicitaires de mettre en avant leurs spots les plus fins : réductions sur les rouges à lèvres, sur les fers à repasser et sur les culottes…

    La journée de la femme est en réalité une journée consacrée aux droits des femmes. Si aujourd’hui le sujet semble plus que jamais à l’ordre du jour, c’est qu’il y a encore du chemin à parcourir.

    La femme existe depuis la naissance de l’humanité mais elle n’a pas toujours été considérée à sa juste valeur. Si, dès le début, les femmes avaient bénéficié de droits équivalents, nous n’en serions pas à discuter de programmes onusiens luttant contre les mariages forcés d’enfants et promouvant l’éducation de ces dernières.

    Le week-end dernier était consacré à la cérémonie des César et a témoigné du fait que les acteurs et les cinéastes soutiennent les droits des femmes. Ils ont également rappelé une chose essentielle : une femme n’a pas à cacher sa féminité, elle doit rester femme parmi les hommes.

    Les #BalanceTonPorc, #MeToo, et #MaintenantOnAgit sont donc sur toutes les lèvres ces derniers jours et restent symptomatiques d’une nouvelle ère féministe.

    A l’aube du regain féministe, comment ce terme a-t-il pu devenir si impopulaire ?

    Aujourd’hui, parler de féminisme est une actualité et le mot “féminisme” ne doit pas pour autant être mal-aimé puisqu’il ne s’agit que d’égalité. Après réflexion, pourquoi les femmes auraient-elles à demander ce qui relève du bon sens ? Certainement car il était et il est encore dans certaines régions du monde, de bon augure de les considérer comme choses.

    2014 : En avril, ne te découvre pas d’un fil

    Ce n’est qu’en avril 2014, qu’a été votée une loi portant gratuité de la contraception aux Philippines, fervent bastion du catholicisme hérité de l’époque coloniale.

    2013 : On ne pourra plus regarder sous les jupes des filles

    Mesdames, savez-vous que vous étiez en infraction avec la loi avant 2013 car ce n’est qu’à cette date que la loi sur l’interdiction du port du pantalon ou autrement appelée “Ordonnance sur le travestissement des femmes” a finalement été abrogée.

    Les seules dérogations qui étaient admises et qui vous autorisaient à porter en principe un pantalon étaient le cheval ou le vélo.

    2008 : “Monsieur, et si on se mariait ?”

    Au Yémen, une fillette a été mariée à un homme de 30 ans alors qu’elle en avait 8. En 2008, elle fut la première jeune fille à obtenir le divorce après avoir été mariée de force. Dans ce pays, la loi interdit le mariage avant 15 ans mais coutumes et traditions ont la vie dure.

    1979 : A la Sainte Marguerite, on fête les femmes instruites

    Pour la petite histoire, la première femme à entrer à l’Académie française grâce au soutien de Jean d’Ormesson est la fameuse Marguerite Yourcenar, écrivain.

    1977 : 1 journée pour les droits des femmes et 364 pour ceux des hommes : est-ce suffisant ?

    C’est en 1977 que les Nations Unies ont officialisé la journée de la femme. Toutefois, la France ne reconnaîtra cette journée qu’en 1982.

    1975 : “Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, je suis derrière” disait Brassens

    En 1975, la loi change et les époux se doivent fidélité au même degré.

    Rappelons qu’avant  cette date, la femme adultère était passible d'un enfermement de 3 mois à 2 ans dans une maison de correction alors que l'homme adultère était passible d'une simple amende, et seulement s'il amenait sa concubine au domicile conjugal !

    Voilà certainement pourquoi les Français ont la réputation d’être aussi libérés.

    1972 : De Polly Pockets à Polytechnique

    En 1972, l’école Polytechnique devient mixte et c’est une femme qui majore la promotion.

    1938 : La femme, cette chose...ou pas

    Contrairement à ce qui était d’actualité avant les années 30, les femmes ne sont plus considérées comme juridiquement incapables à partir de 1938. Autrefois, elles ne pouvaient pas avoir de carte d’identité ou de compte bancaire par exemple.

    Eh oui, elles existent désormais en tant que personnes libres et pouvant s’engager pour elles-mêmes. Nul besoin de rappeler que le Code napoléonien prévoyait une totale obéissance de ces dames à leur époux ou encore une éternelle vie de repentir en cas d’adultère.

    1919 : De Bonne à marier à Bonne à instruire

    Le gouvernement français a eu, en 1919, l’idée de créer un baccalauréat féminin. A croire qu'avant cette date les femmes n’étaient pas aptes à étudier les mêmes matières que leurs congénères masculins.

    1900 : Se faire l’avocat du diable

    En 1900, Jeanne Chauvin est la première femme à prêter serment pour être avocate en France. Elle est également la deuxième femme à obtenir un diplôme dans le domaine juridique. Elle se fait elle-même l’avocate des femmes de l’époque prétendant à un tel statut.

    Preuve à l’appui, les entrepreneurs sont majoritairement des hommes en France. Legalstart soutient les femmes dans leurs démarches et leur volonté d’entreprendre. La liberté et l’égalité professionnelle se gagnent en osant. « Ask yourself… If not me, Who ? If not now, When ? »

    Rédacteur : Raphaëlle DUMOULIN, diplômée d'un Master II Droit Européen des Affaires et Management à Skema Business School et Aurore FONTAN, diplômée de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

    Abonnez-vous à la newsletter mensuelle de tous les entrepreneurs 🚀
    A F

    Aurore Fontan

    Diplômée de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

    Fiche mise à jour le

    En savoir plus

    Toute l'actualité