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Chloé Tavares de Pinho
Diplômée de l’INSEEC et de l’Université de Reims en droit des affaires.
Indispensable pour sécuriser votre activité, l’assurance professionnelle couvre différents risques et son coût peut varier. RC Pro, multirisque, décennale, etc., chaque garantie répond à des besoins spécifiques et influence le prix final. Zoom sur le prix d’une assurance professionnelle.
Mini-Sommaire
L’assurance professionnelle est essentielle pour protéger votre activité. Il en existe plusieurs, chacune couvrant des besoins spécifiques.
L’assurance professionnelle est un contrat qui protège une entreprise ou un indépendant contre les risques liés à son activité (dommages matériels, immatériels ou corporels). Elle est obligatoire pour certaines professions réglementées et regroupe des garanties essentielles adaptées au profil du souscripteur.
Plusieurs types de contrats existent, selon votre secteur d’activité et vos besoins.
Elle couvre les dommages matériels, immatériels ou corporels causés à des tiers dans le cadre de votre activité. Elle est obligatoire pour certaines professions réglementées, comme les médecins, avocats, architectes, etc.
Elle protège les locaux, le matériel, les stocks, et le mobilier de l’entreprise. C’est une couverture complète qui permet d’assurer la continuité de l’activité en cas de sinistre.
Elle est obligatoire pour tout véhicule d’entreprise et couvre les dommages causés en cas d’accident.
Il existe également des assurances spécifiques comme :
Outre ces assurances professionnelles, il existe des couvertures pour protéger les dirigeants derrière l’entreprise. La mutuelle, par exemple, complète les remboursements de l’Assurance maladie, souvent insuffisants pour un indépendant.
La prévoyance, quant à elle, vous protège en cas d’accident ou de maladie entraînant un arrêt de travail. Elle permet de percevoir des indemnités journalières et prévoit, en cas de décès, le versement d’un capital à vos proches.
Comprendre les critères qui influencent le prix d’une assurance professionnelle est essentiel pour vous aider à choisir une couverture adaptée sans alourdir votre budget. Voici les principaux éléments pris en compte par les assureurs.
Le risque lié au métier influe directement sur le prix. En effet, les professionnels exposés (BTP, restauration, santé, etc.) paient des primes plus élevées que les activités de services, par exemple. Plus l’activité est considérée comme risquée, plus le coût grimpe.
Une grande entreprise avec de nombreux salariés paie logiquement plus cher qu’un indépendant. Par exemple, le tarif d’une assurance professionnelle pour un auto-entrepreneur est généralement plus abordable que celui d’une SARL ou d’une SA. Les enjeux financiers sont moins importants.
Plus le chiffre d’affaires est important, plus la prime est élevée, car les risques à couvrir sont plus conséquents. À l’inverse, les auto-entrepreneurs bénéficient souvent de tarifs réduits grâce au plafonnement de leur chiffre d’affaires.
La valeur du matériel, des équipements, du stock ou la taille des locaux influe également directement sur le prix de la couverture. Plus ces biens sont coûteux ou exposés à des risques (incendie, vol, etc.), plus l’assurance est chère.
Une entreprise située dans une zone à risque (inondations, catastrophes naturelles, cambriolages fréquents) supporte un coût d’assurance plus élevé qu’une entreprise implantée dans une région jugée plus sûre.
Un professionnel qui a connu de nombreux sinistres voit ses cotisations augmenter. En revanche, une entreprise sans antécédents bénéficie souvent de réductions ou de primes plus avantageuses.
Le tarif dépend aussi de l’étendue de la couverture. Une simple RC Pro coûte moins cher qu’une formule multirisque intégrant une protection juridique ou une garantie perte d’exploitation. Plus les garanties sont nombreuses et couvrantes, plus le prix de l’assurance professionnelle est élevé.
Chaque type de contrat répond à des besoins spécifiques et présente des coûts variables selon votre statut, votre activité et le niveau de garanties choisi.
Les tarifs varient en fonction du secteur d’activité et des garanties choisies. Par exemple :
En 2025, les tarifs se situent généralement entre 600 et 1.500 € par an, selon la taille de l’entreprise et les garanties souscrites.
Son prix varie en fonction de l’activité, du chiffre d’affaires et de l’historique d’assurance. Son prix moyen est compris entre 800 et 2.500 € par an. Par exemple, pour un charpentier avec un CA de 50.000 €, le coût peut être de 2.300 € par an.
Le tarif d’une assurance professionnelle automobile dépend du nombre de véhicules, de l’usage (livraison, transport de personnes, déplacements commerciaux) et du profil de l’assuré. En moyenne, il faut compter environ 300 € par an et par véhicule. Mais la facture peut augmenter avec des garanties élargies ou une flotte importante.
La mutuelle reste facultative, mais recommandée pour les indépendants. Les prix démarrent à 30 € par mois, et une couverture plus complète coûte environ 50 € par mois, pour une personne seule.
Pour un travailleur non salarié (TNS), le prix moyen se situe entre 360 et 600 € par an.
Il est possible de réduire le prix d’une assurance professionnelle tout en conservant une bonne couverture. Pour cela, comparez plusieurs devis afin de trouver l’offre la plus adaptée. Vérifiez que les garanties sont équivalentes pour éviter d’être sous-assuré.
Soyez attentif au montant des franchises qui peuvent influencer significativement le coût final en cas de sinistre.
Pour un indépendant, le prix moyen se situe entre 190 et 280 € par an, mais peut atteindre plus de 2.000 € pour les métiers à risque. Les auto-entrepreneurs bénéficient généralement de tarifs plus bas, autour de 100 € par an.
Les assurances obligatoires pour une entreprise dépendent de son activité. La RC Pro est obligatoire pour certaines professions réglementées. L’assurance décennale est obligatoire pour les professionnels du bâtiment.
Non, l’assurance professionnelle n’est pas obligatoire pour toutes les entreprises. Pour certaines professions réglementées, le bâtiment ou l’usage de véhicules professionnels la loi l’exige toutefois.
Chloé Tavares de Pinho
Diplômée de l’INSEEC et de l’Université de Reims en droit des affaires.
Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.Fiche mise à jour le
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