Skip to content
Se connecter

Comment fermer une entreprise en 2026 ?

Pierre Aïdan - Image

Pierre Aïdan

Docteur en droit et diplômé de Harvard.

(String: https://fs.hubspotusercontent00.net/hubfs/2323153/factsheet/assets/creer_site_e-commerce.jpg)

L'essentiel de l'article : 

  • La fermeture d’une entreprise peut être temporaire (mise en sommeil) ou définitive (dissolution-liquidation), selon qu’il s’agit d’une cessation volontaire, d’un départ à la retraite ou de difficultés financières.
  • Les étapes de fermeture d'une société comprennent le vote de la dissolution, la nomination d’un liquidateur, la liquidation des actifs, la répartition du boni ou mali, puis la radiation.
  • Les étapes de fermeture d'une entreprise individuelle (régime micro-entrepreneur ou non), la démarche est simplifiée avec une simple déclaration de cessation d’activité et une déclaration fiscale.
  • Depuis le 1er octobre 2024, la clôture de la liquidation amiable suppose de joindre une attestation de vigilance URSSAF et un certificat de régularité fiscale.

La fermeture d’une société se déroule en deux phases, la première est celle de la dissolution de votre entreprise, c’est-à-dire la cessation d’activité. La seconde concerne la liquidation et donc la fermeture définitive de votre structure. En ce qui concerne la fermeture d’une entreprise individuelle, les démarches à suivre sont beaucoup plus simples.  

Vous vous demandez comment fermer une entreprise ? Comment se passe une fermeture d'entreprise ? Comment procéder à la fermeture d’une auto-entreprise ? Comment fermer une société sans payer ? Legalstart répond à vos questions sur la fermeture d'entreprise en France !

Mini-Sommaire

Comment procéder à la fermeture d'une entreprise individuelle ?

Au même titre que pour les formalités de création, la procédure de fermeture d’une entreprise individuelle (ou la fermeture d'une entreprise d'auto-entrepreneur) est relativement simple. La fermeture d’une entreprise individuelle s’effectue en deux étapes :

  • une déclaration de cessation d’activité ;
  • une déclaration fiscale.

1ʳᵉ étape : déclaration de cessation d’activité de votre entreprise individuelle

La première étape de fermeture de votre entreprise est la cessation d’activité de l’entreprise individuelle. Comment déclarer la fermeture d'une entreprise ? Pour cela, vous devez réaliser les formalité de cessation d’activité en ligne, c’est-à-dire remplir le formulaire de fermeture d’entreprise en ligne sur le site du Guichet unique et déposer les pièces justificatives nécessaires. Vous pouvez réaliser cette démarche avec l’accompagnement d’une plateforme comme Legalstart, ou bien, si vous préférez la réaliser seul, vous rendre sur le guichet unique.

 Attention : dans tous les cas, cette formalité doit intervenir au plus tard dans les 30 jours suivant la date effective de la fin de votre activité. Les déclarations fiscales (IR, TVA) doivent ensuite être effectuées dans un délai de 60 jours et les déclarations Urssaf dans les 90 jours suivant la radiation.

2e étape : déclaration fiscale de la radiation de votre entreprise individuelle 

La seconde étape de fermeture de votre entreprise est la réalisation des déclarations fiscales. De manière générale, il s’agit de l’impôt sur le revenu, de la TVA et de la Contribution Économique Territoriale (CET). En effet, la cessation de votre activité entraîne l’imposition immédiate :

  • des bénéfices réalisés depuis la clôture de votre dernier exercice fiscal ;
  • des bénéfices en sursis d’imposition, notamment en cas de plus-value d’apport de titre de société ;  
  • des plus-values en cas de cession des immobilisations.  

 Bon à savoir : vos dernières déclarations fiscales doivent être effectuées au plus tard dans les 60 jours suivant la fin de votre activité ou 60 jours pour les professionnels libéraux.

Si vous êtes redevable de la TVA, vous devez effectuer votre déclaration au plus tard le :

  • 30ᵉ jour après la cessation de votre activité, si vous êtes soumis au régime réel normal de TVA ;
  • 60ᵉ jour après la cessation de votre activité, si vous êtes soumis au régime réel simplifié.

Pour ce qui est de la CET, elle est calculée sur une base annuelle. Par conséquent, si vous arrêtez votre activité au cours de votre exercice. Il est possible de demander un remboursement de CET au prorata de votre durée d’activité.

Comment procéder à la fermeture d'une société ?

Il existe différentes procédures afin de procéder à la fermeture d’une entreprise (une SARL, par exemple). Celle-ci peut être réalisée :

  • de façon temporaire ;
  • de façon définitive.  

Fermeture temporaire d’entreprise : mise en sommeil

La mise en sommeil est une procédure qui permet la cessation temporaire de l'activité de l'entreprise. L’entreprise effectue une pause avant de reprendre son activité ou de procéder à une fermeture définitive. Cette mise en sommeil doit être décidée par le représentant légal de la société.

Les formalités pour procéder à une dissolution-liquidation sont régies par les articles R237-1 à R237-18 et les articles L237-1 à L237-31 du Code de commerce. 

 Bon à savoir : afin de procéder à une mise en sommeil, la société ne doit pas faire l’objet d’une procédure collective.

Malgré cette procédure, quelques obligations déclaratives persistent, en termes de charges sociales et de comptabilité. La société continue notamment de déposer ses comptes annuels et de déclarer ses résultats, même nuls. À la fin de la mise en sommeil, vous avez la possibilité de reprendre votre activité ou de procéder à une fermeture définitive, sachant que cette parenthèse ne peut pas durer indéfiniment, passé deux ans sans reprise d’activité, le greffier peut radier la société d’office du registre.

Le régime de la liquidation lui-même relève des articles L237-1 à L237-31 du Code de commerce, qui organisent les pouvoirs du liquidateur, la survie de la personnalité morale pour les besoins de la liquidation et la clôture des opérations.

Fermeture définitive d’entreprise : dissolution-liquidation

Comment fermer définitivement son entreprise ? Même si l’on utilise le terme de dissolution-liquidation, il faut préciser qu’il s’agit là de deux étapes successives pour procéder à la fermeture d’une entreprise :

  1. L’étape de dissolution marque la cessation d’activité d’une société. Cette décision peut être prise par les associés ou par le juge du tribunal de commerce. 
  2. L’étape de liquidation est la conséquence directe de la dissolution d’une société. Cette étape vise à transformer les actifs de la société en liquidités afin de rembourser les créanciers, les salariés ou associés.

Entre les deux, la société ne disparaît pas, elle garde sa personnalité morale pour les seuls besoins de la liquidation et porte la mention « société en liquidation » sur ses documents. Le liquidateur la représente seul, y compris en justice, et ne peut engager d’opérations nouvelles sans autorisation. Les associés, eux, conservent leurs droits de vote.

La fermeture peut emprunter deux voies :

  • La liquidation amiable suppose que la société puisse régler l’intégralité de ses dettes avec son actif disponible : c’est cette condition, et non la seule volonté des associés, qui l’autorise. Les associés désignent le liquidateur (le dirigeant, un associé ou un tiers), dont le mandat dure au maximum trois ans renouvelables. Il convoque l’assemblée dans les six mois pour présenter la situation de la société.

  • À l’inverse, la liquidation judiciaire s’impose lorsque l’actif ne suffit plus à couvrir le passif exigible et que le redressement est impossible, le dirigeant doit alors déclarer la cessation des paiements dans les 45 jours.

Que se passe-t-il si la société a encore des dettes ?

La liquidation amiable suppose que la société puisse régler l’intégralité de son passif. Si l’actif n’y suffit pas, la voie amiable est fermée et le dirigeant doit déclarer la cessation des paiements au tribunal, sous peine d’engager sa responsabilité.

C’est précisément pour empêcher qu’une liquidation amiable serve à échapper à un redressement fiscal ou social que le décret du 7 juillet 2024 a ajouté deux pièces au dossier de clôture. Depuis le 1er octobre 2024, le liquidateur doit joindre à la décision des associés une attestation de vigilance délivrée par l’URSSAF et un certificat de régularité fiscale. Une dette de cotisations ou un impôt resté impayé bloque leur délivrance, et donc la radiation de la société.

Mieux vaut donc solliciter ces deux documents en amont de l’assemblée de clôture, l’un depuis le compte URSSAF de la société, l’autre depuis son espace professionnel sur le site des impôts.

Une fois votre entreprise radiée, il faut respecter certaines obligations, comme la durée de conservation des documents, qui dépend de leur nature.

Documents

Durée de conservation

Convocations, feuilles de présence, pouvoirs et rapport 

3 ans 

Les statuts de la société 

5 ans 

Les documents concernant les comptes annuels 

10 ans 

 

 Bon à savoir : pour procéder à la fermeture d’une SASU ou EURL détenue par une autre société, il faut réaliser une TUP (Transmission Universelle de Patrimoine). Il s’agit d’une dissolution sans liquidation. Dans ce cas, le patrimoine de la société unipersonnelle est transmis automatiquement à l’associé personne morale.

Fermeture d'entreprise : les étapes pour fermer une société

Pour que la fermeture de votre entreprise soit effective, il est primordial de respecter certaines étapes indispensables. Lors de la fermeture d’une entreprise, il faut dans un premier temps s’accorder sur la cessation de ses activités (dissolution de la société). Une fois cette cessation réalisée, il vous faut procéder à la liquidation de votre société.

Étape 1 : voter la dissolution de l’entreprise

Que ce soit une dissolution de SAS ou de tout autre type de société, les associés doivent procéder au vote de la dissolution de la société. Pour ce faire, ils se réunissent en Assemblée générale extraordinaire (AGE). Les règles de majorité varient selon les formes sociales et c’est le point sur lequel les erreurs sont les plus fréquentes, une décision prise à une majorité insuffisante est annulable, ce qui fragilise toute la suite de la procédure.

Dissolution-liquidation de SARL

Pour une société constituée avant la publication de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005, la décision est prise par les associés représentant au moins les trois quarts des parts sociales

Pour une société constituée après cette publication, l’assemblée ne délibère valablement que si les associés présents ou représentés possèdent le quart des parts sur première convocation et le cinquième sur deuxième convocation, la décision étant ensuite prise à la majorité des deux tiers des parts détenues par les associés présents ou représentés

Dissolution-liquidation de SCI

Le vote concernant la dissolution de la société doit être pris à l’unanimité des associés.

À noter  : les statuts peuvent prévoir une majorité plus faible.

Dissolution-liquidation de SAS 

La décision de dissolution de la société doit être prise par les associés de la SAS.

Cependant, la loi ne fixe aucune règle concernant le nombre d'associés devant être présent (quorum), la majorité ou le mode de consultation.

À noter : toutes ces modalités seront fixées dans les statuts de la société.

 

 À noter : si vous souhaitez dissoudre une EURL ou SASU, prenez le temps de vous renseigner, car les formalités sont particulières. La décision relève de l’associé unique, qui la constate dans une décision écrite et non dans un procès-verbal d’assemblée, et le droit de partage sur le boni n’est pas dû. La procédure reste en revanche identique pour tout le reste : publicité, dépôt au guichet unique, liquidation, puis radiation. 

Étape 2 : réaliser les formalités de dissolution d’entreprise

Après s’être accordé sur le projet de cessation d’activité, il faut passer à l’accomplissement des formalités de la dissolution. Il s’agit d’une étape importante dans la fermeture de votre société : un liquidateur est désigné pour effectuer les démarches.

Pour cela, il vous faut tout d’abord publier une annonce de dissolution dans un journal d’annonces légales, mentionnant le nom du liquidateur. L’acte de nomination du liquidateur doit être publié dans le délai d’un mois, dans un support habilité à recevoir les annonces légales du département du siège social.

Enfin, pour concrétiser la fermeture d’une société, il faut réaliser les formalités obligatoires en ligne. Vous devez en effet compléter le formulaire de fermeture d’entreprise en ligne et fournir les pièces justificatives nécessaires. Pour la réalisation de cette étape, vous pouvez choisir Legalstart et ainsi bénéficier de l’accompagnement d’un professionnel. Si vous préférez réaliser vos démarches seul, vous devez vous rendre sur le guichet unique.

Les pièces demandées sont :

  • le PV de dissolution et de nomination du liquidateur ;
  • l’attestation de parution dans le journal d’annonces légales ;
  • la déclaration sur l'honneur de non-condamnation et de filiation (nom patronymique et prénoms du père et de la mère) du liquidateur ;
  • la copie recto-verso de la carte nationale d'identité du liquidateur en cours de validité.

 Attention : depuis le 1er octobre 2024, la dissolution donnant lieu à une transmission universelle de patrimoine se publie au seul Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, et non plus dans un journal d’annonces légales. C’est cette publication qui déclenche le délai de 30 jours pendant lequel les créanciers peuvent s’opposer à l’opération.

Étape 3 : liquider les actifs de l’entreprise

Une fois le greffe informé de votre volonté de dissoudre votre entreprise, vous pouvez procéder à la liquidation de la société. C’est la dernière phase avant d’acter la fermeture définitive de votre entreprise.

Cette étape permet de transformer les différents éléments d’actifs de votre société en liquidité, dans le but de rembourser les créanciers ou les associés. Durant cette phase, il faut vider l’entreprise de certains éléments :

  • matériels : réaliser l’actif de la société (vente de biens mobiliers et immobiliers de l’entreprise) ;
  • financiers : récupérer vos créances et à apurer le passif de la société (payer vos dettes) ;
  • humains : licencier vos salariés ;
  • comptables : établir les comptes de liquidation de la société.

À noter : en cas de fermeture définitive de la société, le licenciement des salariés constitue une cause réelle et sérieuse de licenciement économique. L’employeur doit respecter la procédure prévue notamment le respect des préavis légaux et le versement des indemnités de licenciement.

L’ordre de ces opérations compte, les salaires et indemnités de rupture sont des dettes de la société, à régler avant toute répartition entre associés. Un liquidateur qui distribuerait le solde avant d’avoir payé les créanciers engagerait sa responsabilité, et les associés pourraient devoir restituer les sommes perçues à tort. Il en va de même pour les dettes fiscales et sociales, dont le paiement conditionne la délivrance des attestations exigées à la clôture depuis le 1er octobre 2024. C’est pourquoi le calendrier de la liquidation se construit à rebours, à partir de ces attestations.

Au terme des opérations, le liquidateur établit les comptes définitifs, qui font apparaître un excédent ou une perte. Un mali de liquidation correspond à une perte supportée par les associés selon leur forme sociale, dans la limite de leurs apports en société à risque limité, de façon indéfinie en société civile ou en nom collectif.

Étape 4 : convoquer une dernière Assemblée générale

Une dernière assemblée générale doit être organisée pour approuver les comptes de liquidation, constater la clôture des opérations et donner quitus au liquidateur. Cette assemblée est un passage obligé, sans approbation des comptes définitifs, la clôture ne peut pas être publiée, et sans publication, la radiation ne peut pas être demandée. Si les associés refusent d’approuver les comptes ou si l’assemblée ne peut pas se tenir, le liquidateur saisit le tribunal, qui statue à leur place. À son issue, si la société a dégagé un excédent, celui-ci est réparti entre les associés conformément à ce qui est prévu dans les statuts.

À noter : en cas de boni de liquidation, il faut procéder à son enregistrement. Cette formalité représente un coût de 2,5 % du montant de boni. Ce dernier sera également soumis au paiement de prélèvements sociaux et d’acompte d’impôt sur le revenu. 

ce droit de partage ne s’applique pas aux SASU et EURL (sociétés unipersonnelles). Le boni sera également soumis au PFU de 31,4 % ou sur option au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Étape 5 : radier l’entreprise 

La dernière étape, et probablement la plus symbolique, est la radiation de la société des registres officiels où elle était inscrite, dans un délai de 1 mois à compter de la publicité de la clôture de la liquidation. Pour cela, après réalisation des formalités en ligne avec l’accompagnement de Legalstart ou sur le guichet unique, vous devez fournir :

  • une attestation de parution dans le journal d’annonces légales ;
  • le PV de clôture des opérations.  
  • l’attestation de vigilance URSSAF et le certificat de régularité fiscale.

Une fois radiée, votre société n’existe plus juridiquement.

 Bon à savoir : dissolution et liquidation : quelle différence ? : la dissolution marque la décision de fermer l’entreprise, tandis que la liquidation correspond à la clôture définitive de ses comptes. Legalstart vous aide à comprendre ces étapes et à les réaliser en toute conformité.

Combien de temps pour la fermeture d'une entreprise ?

La cessation d'activité entreprise individuelle est différente de autres statuts juridiques. Les modalités de fermeture d’une entreprise individuelle sont bien plus simples que celles prévues pour la fermeture d’une société. Par conséquent, la durée pour obtenir la fermeture de votre structure correspond à la lourdeur ou non de la procédure. C’est la raison pour laquelle, il faut distinguer la durée de fermeture d’une société et la durée de fermeture d’une entreprise individuelle.

Durée de fermeture d’une entreprise individuelle

Les formalités de fermeture pour une entreprise individuelle sont relativement simples, il suffit d’informer le Guichet unique de votre projet de cessation d’activité via une déclaration en ligne. La déclaration de la cessation d'activité doit être effectuée dans les 30 jours qui suivent celle-ci.

De plus, puisqu'une entreprise individuelle ne dispose pas de patrimoine, il n'est pas nécessaire d'effectuer une liquidation des actifs comme pour une société. 

À noter : en cas de cessation d’activité d'une entreprise individuelle avec dettes, l’entrepreneur individuel devra réaliser l’actif et apurer le passif de l’entreprise, c’est-à-dire procéder à la liquidation de l’entreprise individuelle. Ainsi, il vendra les biens de l’entreprise pour en payer les dettes.

Durée de fermeture d’une société

Pour ce qui concerne le délai de fermeture d’une société, celui-ci est plus facile à déterminer en raison de la rigidité de la procédure à suivre.

 Bon à savoir : en cas de transmission unipersonnelle de patrimoine (TUP), la procédure est plus rapide. En effet, dans cette situation, il n’est pas nécessaire de liquider la société, de nommer un liquidateur ou un commissaire aux apports, ni de rédiger un rapport de fusion. Cette procédure consiste en une simple dissolution sans liquidation. Le but étant de transmettre l’intégralité du patrimoine d’une société fille dissoute à sa société mère.

À la différence d’une auto-entreprise, la décision de cessation d’activité pour une société est prise par les associés réunis en AGE. Par conséquent, les étapes de fermeture prennent plus de temps. Une fois la décision de cessation d’activité prise, il faut effectuer une publication dans un journal d’annonces légales, afin d’en avertir les tiers. Cette publication est réalisée au plus tard 1 mois suivant le vote des associés.

Par la suite, un liquidateur amiable sera nommé afin de procéder à la liquidation des actifs de votre société. Cette étape peut prendre beaucoup de temps selon votre activité.

 Attention : la période de liquidation peut durer au maximum 3 ans.

Enfin, une fois que la liquidation est clôturée, il faut compter un délai d’un mois pour demander la radiation des registres. Voici un aperçu des délais à prendre en compte pour réaliser vos formalités de dissolution et liquidation :

Formalités 

Délais

Publication de l’acte de nomination du liquidateur dans un journal d’annonces légales

1 mois 

Convocation de l’assemblée par le liquidateur après sa nomination, pour rapport sur la situation de la société

6 mois, portés à 12 mois sur décision de justice

Clôture de l’exercice comptable 

3 à 6 mois 

Période de liquidation maximale 

3 ans 

Radiation 

1 mois 

Quels coûts pour une fermeture d'entreprise ?

Le montant de la fermeture d'une entreprise

Pour déterminer le montant des frais engagés dans la fermeture d’une entreprise, il faut opérer une distinction entre les sociétés et les entrepreneurs. En effet, pour les entreprises individuelles ou micro-entreprise, les formalités de radiation sont gratuites.

En ce qui concerne les sociétés comme les SAS, SASU, EURL, SARL et SCI, le prix des démarches varient en fonction de la démarche et de la forme sociale. Le prix de l'annonce légale dépend du département dans lequel vous publiez votre annonce.

Démarches 

Prix 

Dissolution 

Publication de l’acte de nomination du liquidateur dans un JAL

153 € HT (France métropolitaine) / 181 € HT (La Réunion et Mayotte)

Frais de greffe

61,01 € pour les SASU et EURL (dont l’associé unique est également dirigeant) et 177,01 € pour fermer une SARL, SAS ou SCI

Liquidation 

Publication dans un JAL

111 € HT (France métropolitaine) / 129 € HT (La Réunion et Mayotte)

Droits d’enregistrement 

2.5 % du boni de liquidation

Déclaration de radiation 

44,27 € HT d’émolument du greffier, auxquels s’ajoutent la TVA et les frais de publication au BODACC

Peut-on fermer une entreprise sans frais ?

Pour une entreprise individuelle, oui. La déclaration de cessation d’activité et la radiation qui en découle sont gratuites, quel que soit le régime fiscal, micro-entreprise ou réel.

Pour une société, non. Les deux annonces légales et les émoluments du greffier sont des tarifs réglementés que nul ne peut réduire, et ils représentent l’essentiel de la facture. Seul l’accompagnement est négociable : rédiger soi-même les procès-verbaux et déposer soi-même le dossier sur le guichet unique supprime les honoraires, pas les frais obligatoires.

 Bon à savoir : dans le cadre de la fermeture d'une société avec Legalstart, les frais administratifs (hors frais de service) sont forfaitisés et comprennent les deux annonces légales et les frais de greffe obligatoires. Renseignez-vous sur les tarifs Legalstart.

Comment se retourner contre une entreprise qui a fermé ? Sachez que vous avez la possibilité de vous faire rembourser les contrats n’ayant pas pu être honorés. Pour cela, il suffit de s’adresser au liquidateur en remplissant une déclaration de créance. À défaut de réponse, il faudra procéder à une mise en demeure, puis saisir la juridiction civile compétente

Infographie récapitulative des étapes de fermeture d’une société

FERMETURE ENTREPRISE (1)

Résumer cet article avec :

  • ChatGPT
  • Perplexity
  • Claude
  • Copilot
  • Mistral

FAQ

Vous souhaitez fermer votre entreprise ?

Avec Legalstart, c'est simple, rapide et rassurant.
Fermez votre entreprise