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Création d'entreprise avec Legalstart : étapes, coût et accompagnement

Léna Cazenave - Image

Léna Cazenave

Diplômée d'un Master 2 en droit de la propriété intellectuelle de l'Université d'Aix-Marseille. 


Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.
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 L'essentiel de l'article :

  • Legalstart permet de créer une société (SASU, SAS, SARL, EURL, SCI) ou une entreprise individuelle (EI) totalement en ligne, de la rédaction des statuts à la transmission du dossier au Guichet unique de l'INPI.
  • Les frais de prestation démarrent à 0 € HT en formule Starter pour les sociétés. Les frais légaux obligatoires (greffe et annonce légale) s'y ajoutent.
  • L'ACRE accorde une exonération partielle de cotisations sociales la première année. Depuis le 1er janvier 2026, une demande auprès de l'Urssaf dans les 60 jours est obligatoire.
  • Après l'immatriculation de votre entreprise, plusieurs démarches restent à effectuer, à savoir l’ouverture d'un compte bancaire dédié, la souscription d'une assurance et la mise en place de la comptabilité.

Mini-Sommaire

Création d'entreprise avec Legalstart : étapes, coût et accompagnement

Créer une entreprise en France suppose de réaliser plusieurs formalités : choisir un statut juridique, rédiger des statuts, publier une annonce légale et déposer un dossier d'immatriculation auprès du Guichet unique de l'INPI.

Legalstart propose un parcours totalement en ligne pour accomplir ces démarches, du premier formulaire à l'obtention de l'extrait Kbis.

Quel statut choisir selon votre projet ? Quelles formalités la plateforme prend-elle en charge ? Combien coûte la création d'entreprise avec Legalstart selon la forme juridique et la formule retenue ? Réponses détaillées.

Quelle forme juridique choisir pour la création de votre entreprise avec Legalstart ?

Le choix du statut juridique de votre entreprise conditionne le régime fiscal, le régime social du dirigeant et les modalités de fonctionnement de l'entreprise.

Legalstart accompagne la création de huit structures différentes, adaptées à des profils variés.

Entreprendre seul : SASU, EURL, EI ou auto-entreprise

L'entrepreneur qui se lance seul dispose de quatre options principales.

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) convient aux projets nécessitant une structure sociétaire. Le président rémunéré relève du régime assimilé salarié. Les statuts sont librement aménageables, et les dividendes versés à l'associé unique sont soumis à la flat tax (31,4 % en 2026) ou, sur option, au barème progressif de l'impôt sur le revenu

L'EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) place le gérant associé unique sous le régime des travailleurs non salariés (TNS). Les cotisations sociales y sont moins élevées qu'en SASU, mais la couverture sociale diffère, notamment sur l'assurance chômage.

L'entreprise individuelle (EI) et le régime de la micro-entreprise (auto-entreprise) s'adressent aux projets de petite envergure ou aux activités de services. Le régime micro simplifie les obligations comptables et fiscales, avec un chiffre d'affaires plafonné à 203 100 € pour la vente de marchandises et à 83 600 € pour les prestations de services en 2026.

Pour orienter votre choix, Legalstart met à disposition un simulateur qui croise vos réponses (nombre d'associés, chiffre d'affaires prévisionnel, régime social souhaité) et propose les formes les plus adaptées.

Entreprendre à plusieurs : SAS, SARL, SCI ou association

Lorsque le projet implique au moins deux associés, le choix se fait principalement entre la SAS et la SARL.

La SAS offre une liberté statutaire étendue. La SARL encadre davantage le fonctionnement par des règles légales impératives. Un comparatif détaillé permet de visualiser les différences sur le régime social, la fiscalité et la cession de parts : SAS ou SARL.

La SCI (Société Civile Immobilière) s'adresse aux projets d'acquisition, de gestion ou de transmission d'un patrimoine immobilier entre au moins deux associés.

L'association loi 1901 est réservée aux projets à but non lucratif et ne nécessite aucun capital de départ.

En pratique : (module à cloner si besoin OU à supprimer si inutile)

Quelles sont les formalités de création d’entreprise prises en charge par Legalstart ?

La création d'une société en ligne passe par cinq formalités principales. Legalstart automatise tout ou partie de chacune d'entre elles :

  • Rédaction des statuts : un questionnaire en ligne collecte les informations nécessaires (identité du dirigeant, objet social, montant du capital, adresse du siège) et génère les statuts conformes au Code de commerce. Le dirigeant les relit et les signe avant validation.
  • Dépôt du capital social : pour les sociétés (SASU, SAS, SARL, EURL, SCI), le capital doit être déposé sur un compte bloqué avant l'immatriculation. La plateforme oriente vers un établissement bancaire partenaire pour effectuer cette opération.
  • Publication de l'annonce légale : l'avis de constitution est publié dans un journal d'annonces légales habilité. Le tarif est forfaitaire et varie selon la forme juridique, à savoir 142 € HT pour une SASU, 148 € HT pour une SARL et 199 € HT pour une SAS en métropole (tarifs 2026 fixés par l'arrêté du 19 novembre 2025).
  • Constitution et transmission du dossier : le dossier complet (statuts signés, attestation de dépôt du capital, annonce légale publiée, formulaire d'immatriculation) est transmis au Guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), seul point de dépôt légal depuis le 1er janvier 2023.
  • Obtention de l'extrait Kbis : le greffe du tribunal de commerce traite le dossier et délivre l'extrait Kbis, document officiel qui atteste l'existence juridique de la société. Le délai varie selon le greffe, généralement entre 3 et 10 jours ouvrés.

Bon à savoirpour les entreprises individuelles et les auto-entreprises, la procédure est simplifiée : ni statuts à rédiger, ni capital à déposer, ni annonce légale à publier. La plateforme prend en charge la déclaration de début d'activité auprès du Guichet unique de l’INPI.

Combien coûte la création d'une entreprise avec Legalstart ?

Le budget de création d'une entreprise se compose de deux postes, à savoir les frais de prestation (accompagnement par la plateforme) et les frais légaux obligatoires (greffe et annonce légale).

Frais de prestation par formule

Legalstart propose trois formules d'accompagnement. Le tableau ci-dessous détaille les tarifs Legalstart pour la création de sociétés (SASU, SAS, SARL, EURL).

Formule

Prestation HT

Inclus

Starter
0 Questionnaire guidé, statuts générés, dossier transmis au greffe
Standard 99 € Starter + vérification juridique du dossier par un formaliste
Premium 199 € Standard + accompagnement téléphonique dédié et traitement prioritaire

Pour les auto-entrepreneurs, les frais de prestation démarrent à 29 € HT (Starter).

Les entrepreneurs individuels bénéficient d'un accompagnement à partir de 9 € HT.

La création d'une SCI démarre à 0 € HT en Starter, 169 € HT en Standard et 229 € HT en Premium.

Frais légaux obligatoires

Les frais légaux sont identiques quelle que soit la méthode utilisée pour créer son entreprise (plateforme en ligne, avocat ou démarche autonome). Ils comprennent :

  • Les émoluments de greffe du tribunal de commerce : 53,16 € TTC pour une société commerciale (immatriculation au RCS et déclaration des bénéficiaires effectifs, tarifs fixés par l'arrêté du 25 février 2026) ;
  • L'annonce légale forfaitaire : de 124 € HT (EURL) à 199 € HT (SAS) en métropole, selon la forme juridique.

Pour une SASU en formule Starter, le budget total s'établit ainsi : 0 € de prestation + 142 € HT d'annonce légale + 53,16 € TTC de greffe, soit environ 224 € tout compris.

À noter : Les auto-entrepreneurs et les entrepreneurs individuels ne paient ni frais de greffe du tribunal de commerce ni annonce légale. Leur coût de création se limite aux frais de prestation de la plateforme.

Quelles sont les aides pour réduire le coût de lancement de votre entreprise ?

Plusieurs dispositifs permettent d'alléger les charges sociales ou de maintenir des revenus pendant la phase de création de votre entreprise.

L'ACRE : exonération partielle de cotisations

L'Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise (ACRE) accorde une exonération partielle de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité.

Depuis le 1er janvier 2026, l'ACRE n'est plus attribuée automatiquement. Le créateur doit en faire la demande auprès de l'Urssaf dans un délai de 60 jours suivant le début d'activité. L'Urssaf dispose ensuite de 30 jours pour statuer. En l'absence de réponse, l'accord est réputé acquis.

Les conditions d'éligibilité incluent notamment les demandeurs d'emploi indemnisés ou inscrits depuis plus de six mois, les bénéficiaires du RSA ou de l'ASS, les jeunes de 18 à 25 ans et les créateurs installés en quartier prioritaire de la ville (QPV) ou en zone France ruralités revitalisation (ZFRR). Le créateur ne doit pas avoir bénéficié de l'ACRE au cours des trois années précédentes.

Attention : pour les micro-entrepreneurs dont l'activité débute à compter du 1er juillet 2026, le taux d'exonération est passé de 50 % à 25 %.

ARE et ARCE : maintien des allocations chômage

Le créateur inscrit à France Travail peut cumuler ses allocations d'aide au retour à l'emploi (ARE) avec les revenus de sa nouvelle activité, dans la limite de ses droits. Ce cumul permet de percevoir un complément de revenus pendant la phase de lancement.

L'alternative consiste à demander le versement de l'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise), qui correspond à 60 % du reliquat des droits ARE, versé en deux fois. Le premier versement intervient au démarrage de l'activité, le second six mois plus tard.

Attention : les deux dispositifs sont incompatibles. Le créateur choisit entre le maintien progressif de l'ARE et le versement anticipé de l'ARCE.

Quelles sont les démarches à accomplir après l'immatriculation avec Legalstart ?

L'obtention du Kbis marque le point de départ juridique de l'activité, mais plusieurs démarches restent à effectuer dans les semaines qui suivent :

  • Ouvrir un compte bancaire professionnel. Les sociétés commerciales (SASU, SAS, SARL, EURL) ont l'obligation légale de disposer d'un compte bancaire dédié à l'activité. Les entrepreneurs individuels n'y sont tenus que si leur chiffre d'affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives ;
  • Souscrire une assurance professionnelle. La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) est obligatoire pour certaines activités réglementées (BTP, santé, conseil juridique). Pour les autres secteurs, elle reste fortement recommandée afin de couvrir les dommages causés à des tiers dans le cadre de l'activité ;
  • Mettre en place la comptabilité. Les sociétés sont soumises à des obligations comptables annuelles : bilan, compte de résultat, annexe et approbation des comptes en assemblée. Faire appel à un expert-comptable n'est pas légalement obligatoire, mais c'est la pratique la plus courante pour sécuriser les déclarations fiscales et sociales ;
  • Choisir le régime de TVA. Sauf application de la franchise en base de TVA (réservée aux entreprises dont le chiffre d'affaires reste sous certains seuils), la société doit facturer la TVA, la déclarer et la reverser. Le régime applicable (réel simplifié ou réel normal) dépend du chiffre d'affaires prévisionnel déclaré lors de la création.

Bon à savoir : Legalstart propose des services d'accompagnement post-création, tels que la modification statutaire (changement de siège, cession de parts, augmentation de capital), la comptabilité en ligne via le cabinet LS Compta et la dissolution-liquidation le cas échéant.

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