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Protéger ses créations

Le Copyright : définition et exemples

Protéger ses créations
J S

Jeferson Staelens

Diplômé de la faculté de droit de l'Université Catholique de Lille et de la Widener University. 


Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

Comme beaucoup, vous vous demandez si oui ou non il vous faut apposer le symbole copyright © sur votre oeuvre, création ou site Internet ? Le terme “copyright” et son sigle sont si populaires désormais, qu’on en vient presque à oublier qu’il s’agit d’un concept anglo-saxon qui, s’il est similaire à notre droit d’auteur, n’en reste pas moins différent et donc dans de nombreux cas non pertinent.  Nous vous aidons à distinguer le copyright “à l’américaine” du droit d’auteur “à la française”.   

Quelles sont les différences entre droit d’auteur et copyright ?

Le copyright, reconnaissable par le très populaire symbole ©, désigne un système de protection des oeuvres littéraires et artistiques applicable dans les pays de “common law” tels que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, etc. Equivalent du droit d’auteur en France, il repose néanmoins sur une logique différente.

Le Copyright protège l’oeuvre plutôt que l’auteur

En France, le droit d’auteur s’attache, comme son nom l’indique, à protéger la personne de l’auteur. Ce dernier est au centre de toutes les attentions et disposent de droits patrimoniaux et moraux importants qui protègent ses intérêts. Dans un système de Copyright, la logique est inverse : c’est l’œuvre, destinée à être publiée, qui doit être protégée et non son auteur. C’est donc celui qui fait en sorte que l’œuvre soit accessible au public qui est réputé titulaire des droits sur celle-ci (par exemple : dans un système de Copyright, l’auteur d’un film n’est pas le réalisateur mais le producteur).

Le Copyright ne reconnaît pas les droits moraux

Parce que, dans un système de copyright, l’auteur n’est pas au centre de la protection, ses droits patrimoniaux sont limités mais, surtout, ses droits moraux ne sont pas reconnus. Pour rappel, en France, l’auteur dispose sur son œuvre d’un droit moral imprescriptible (qui se transmet à ses héritiers sans limitation de durée)  et inaliénable (qui ne peut être cédé). Ce droit moral comporte :

  • un droit de divulgation qui autorise l’auteur à décider, seul, du moment où l’œuvre sera publiée
  • un droit de paternité, qui lui permet de réclamer que son nom apparaisse aux côtés de son œuvre
  • un droit de repentir qui lui permet de retirer son œuvre du marché
  • un droit au respect de l’intégrité de l’œuvre grâce auquel l’auteur peut s’opposer à la modification de son œuvre.

Or, les règles du copyright ne reconnaissent pas un tel droit moral. Par exemple, rien n’empêche la modification d’une oeuvre, sans le consentement de son auteur ou de ses héritiers. L’auteur, pour s'opposer à la dénaturation de son oeuvre, devra agir sur le terrain de la diffamation ou encore du droit de la consommation.

Le Copyright exige un dépôt

Une autre différence majeure entre droit d’auteur et copyright concerne le dépôt de l’œuvre. En France, la protection par le droit d’auteur est acquise du seul fait de la création de l’œuvre. Aucune formalité n’est exigée. Le dépôt est nécessaire non pas pour être titulaire de droits sur l’œuvre mais pour conférer une date certaine à une œuvre et ainsi se protéger en cas de litige, notamment lors d’une action contrefaçon.

En revanche, dans un système de Copyright, on ne devient titulaire des droits sur une œuvre qu’après dépôt de celle-ci auprès d’un office compétent. Le symbole © est utilisé pour montrer que l’œuvre a été déposée. Le système est donc plutôt similaire à celui du dépôt de marque ou du dépôt de brevet.

Auteur français, comment protéger son oeuvre dans un pays de Copyright ?

Il fût un temps où, pour bénéficier d’une protection sur le territoire d’un pays de copyright, il fallait comme les nationaux du pays en question, déposer son œuvre dans l’office compétent. Sans cette formalité, les droits des étrangers n’étaient pas reconnus. Mais comme la plupart des pays au monde, les pays de copyright ont signé la Convention de Berne et ont donc accepté d’atténuer leur droit interne en acceptant plusieurs principes dont celui :

  • du “traitement national” qui fait que les droits reconnus dans un Etats contractants doivent être reconnus dans les autres Etats contractants. Autrement dit, le droit d’auteur reconnu en France, doit être reconnu aux Etats-Unis par exemple
  • De la « protection automatique » qui fait que la protection d’une œuvre n’est pas subordonnée à l’accomplissement d’un dépôt.

Il n’est donc pas obligatoire d’effectuer un dépôt pour faire reconnaître ses droits dans un pays de copyright, signataire de la Convention de Berne (Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande, Inde, etc).

Le sigle © a t-il une valeur juridique en France ?

Vous l’aurez compris, le copyright étant un concept purement anglo-saxons, les mentions “copyright”, “tous droits réservés” ou même le fameux logo © n’ont aucune valeur juridique. Toutefois, rien n'empêche d'afficher ce symbole, lequel peut même s'avérer utile puisqu'il permet d'identifier l'auteur de l'oeuvre concernée et de le contacter. C'est d'ailleurs de cette façon que la plupart des webmasters l'utilise sur leur site internet, déjà protégé par un droit d'auteur spécial logiciel.

Quoi qu'il en soit, si le droit d'auteur à la française ne requiert pas de dépôt, il faut néanmoins penser à protéger sa création dès que possible. Pour ce faire, divers outils sont disponibles, notamment la technologie Blockchain grâce à laquelle il est désormais possible de constituer des preuves d'antériorités, de façon sécurisée et 100 % en ligne.

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Jeferson Staelens

Diplômé de la faculté de droit de l'Université Catholique de Lille et de la Widener University. 

Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

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