Comment créer une entreprise d’import export ?
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Le marché de la seconde main est actuellement en pleine extension. Le secteur de l’habillement est particulièrement concerné par cet engouement. Les consommateurs se tournent de plus en plus vers l’achat de vêtements d’occasion, afin de répondre à des enjeux à la fois économiques et écologiques.
Vous êtes justement passionné par la mode, et vous envisagez d’ouvrir votre propre friperie ? Comment se lancer dans la friperie ? Quel est le statut juridique le plus approprié ? Quelles démarches mener pour monter votre projet ? Quel budget envisager ? Legalstart répond à vos interrogations.
Mini-Sommaire
Un magasin de friperie est un magasin qui vend exclusivement des vêtements d’occasion. Elle propose une sélection d’habits de seconde main, de styles et de tailles variés, dénichés à la fois auprès de dépôts-ventes, de vide-greniers ou encore de grossistes spécialisés dans les pièces d’occasion.
Une friperie permet d’alors d’acheter des pièces déjà portées à coût réduit, ce qui en fait un concept particulièrement prisé par les personnes en quête de mode éco-responsable et à prix avantageux. Les pièces sont alors vendues dans un local dédié ou depuis un site Internet.
Bon à savoir : il est possible de se spécialiser dans la vente de vêtements issus d’une époque ou d’un style particulier, ou bien encore d’ouvrir une friperie pour enfants.
Une friperie est un modèle de business sollicité par les amoureux de la mode sensibles à la question écologique. En effet, ce type de magasin revend exclusivement des produits d’occasion, favorisant la vente circulaire et limitant, de fait, le gaspillage ou la production de nouveaux textiles.
À noter : en 2026, Vinted est d’ailleurs le site le plus visité dans le secteur de l’habillement d’occasion.
La seconde main est un marché très florissant. Le contexte socio-économique délicat incite les consommateurs à se tourner vers des alternatives plus accessibles financièrement. Les friperies vendent des articles d’occasion souvent moins chers que leurs équivalents neufs. Ce type de boutique propose aussi des vêtements vintages, appréciés par les amateurs de mode. Ils aiment venir chiner et trouver des pièces uniques.
Bon à savoir : l'achat de pièces de seconde main est particulièrement privilégié par la génération Y, née entre les années 1980 et 2000, et la génération Z, née entre la fin des années 1990 et les années 2010.
Enfin, à la différence de biens vendus par des particuliers, une friperie propose une garantie de conformité, voire un droit de rétractation (pour les sites Internet), ce qui rassure les clients qui éprouvent des craintes à l’idée d’acheter un produit d’occasion. Il convient néanmoins à la boutique de bien communiquer dessus.
De plus, les friperies bénéficient souvent d'un régime particulier appelé "TVA sur marge". Plutôt que de collecter la TVA sur le prix de vente total, vous ne la payez que sur la différence entre votre prix d'achat et votre prix de revente. Cela impacte directement votre rentabilité, car la majorité de vos achats (auprès de particuliers) ne comportent pas de TVA déductible.
Toute personne majeure qui le désire peut ouvrir une friperie. Aucune certification professionnelle ou diplôme spécifique n’est requis. Il est cependant recommandé de se faire accompagner ou de se former en création ou gestion d’entreprise pour ouvrir un magasin d’occasion rentable sur le long terme.
Si vous vous demandez quel budget anticiper pour ouvrir une friperie, sachez que le montant initial est très variable selon l’ambition de votre projet. Il oscille généralement entre 5.000 et 20.000 euros, mais il peut être beaucoup plus conséquent.
En effet, le coût de création dépend de plusieurs facteurs, tels que le statut juridique, la location ou l’achat du local, la taille du stock initial, l’agencement du lieu de vente, le marketing ou encore le matériel nécessaire pour faire tourner l’entreprise. En effet, vous pouvez investir dans des articles destinés à préparer et à entretenir vos produits (machines à laver, fers à repasser, machine à coudre, défroisseur vapeur, etc.), ou à exposer vos habits sur les marchés (comme des tréteaux, des tables ou des auvents) si vous envisagez d’ouvrir une friperie ambulante. Éventuellement, ce budget peut aussi inclure un véhicule de fonction ou encore l’embauche de salariés.
Vous avez le choix de créer une entreprise individuelle ou une société, selon votre projet.
L’entreprise individuelle est un statut juridique qui a l’avantage de proposer un processus de création et de gestion simplifié. Aucun apport financier n’est demandé. L’entrepreneur doit uniquement tenir un livre-journal, un grand livre et un livre d’inventaire.
Le professionnel a la possibilité de bénéficier du régime fiscal de la micro-entreprise, particulièrement intéressant pour démarrer un projet qui n’a pas un gros budget au départ. Le professionnel est alors simplement obligé de déclarer ses revenus mensuellement ou trimestriellement, de tenir un livre de recettes, de facturer ses clients et d’ouvrir un compte bancaire au-delà de 10.000 euros de chiffre d’affaires annuel. Cependant, ce statut est limité à 188.700 euros de chiffre d’affaires annuel pour les activités de vente de marchandises. Enfin, il est impossible de déduire des charges professionnelles, notamment l’achat de stock.
Bon à savoir : il est possible de cumuler une activité de salarié et une entreprise individuelle, tant que le contrat de travail le permet.
Plusieurs statuts juridiques sont pertinents selon votre projet :
La SAS et la SASU offrent une grande flexibilité lors de la rédaction des statuts. Le président est assimilé salarié s'il est rémunéré pour ses fonctions. Sinon, il ne bénficie d'aucune protection sociale.
Et l'imposiiton des bénéfices selon le régime del 'impôt sur les sociétés. Néanmoins, il existe une option pour l'IR pour les 5 premiers exercices comptables.
À l’inverse, l’EURL et la SARL sont des formes juridiques plus encadrées. Le dirigeant bénéficie alors du statut de travailleur non salarié (TNS) s'ile st associé majoritaire, sinon il relève du régime des assimilés salariés. Concernant le régime d'imposition, c'est l'impôt sur le revenu qui s'applique par défaut. Toutefois, il est possible d'opter pour l'impôt sur les sociétés.
Si vous envisagez d’ouvrir une friperie, il convient alors de :
L’étude de marché constitue une première étape essentielle avant de vous lancer dans votre projet, car elle permet de s’assurer que votre idée est viable. Vous allez ainsi pouvoir analyser tout à la fois :
Grâce à cette recherche approfondie, vous aurez une idée claire des éléments qui vous permettront de construire un projet solide, notamment en matière d’articles et de tarifs à appliquer. Vous saurez également s’il convient plutôt d’ouvrir une friperie en ligne, dans un local physique ou sous forme de commerce ambulant.
Vous pourrez ensuite établir votre prévisionnel financier. Il détaille à la fois tous les frais de création à anticiper, mais aussi le coût de fonctionnement de votre entreprise. Il comprend les éléments suivants :
Le business plan est un document destiné à présenter votre projet à de potentiels investisseurs. Il inclut les documents suivants :
demandes de financement pour lancer votre projet. En plus de vos fonds propres, il est possible de solliciter un prêt bancaire, un financement participatif, une love money (un financement de vos proches) ou encore un investissement mené par un nouvel associé.
À noter : selon votre situation, il est aussi possible de solliciter des aides de l’État, notamment l’ACRE (aide à la création ou la reprise d’une entreprise).
Il est important de sélectionner avec attention votre local, afin de :
Dans ce dernier cas, il est nécessaire de prêter attention à la localisation du lieu, afin qu’elle soit facilement accessible pour votre clientèle. Privilégiez un endroit fréquenté, proche d’un parking ou d’un circuit de transports en commun. Il doit aussi être aux normes ERP (établissement recevant du public) et son bail doit autoriser l’exercice d’une activité commerciale.
Pensez aussi à réserver un espace pour l’essayage de vos articles, et à vérifier que l’ambiance de votre local s’accorde avec l’esprit de votre boutique. Aménagez si besoin l’espace pour que la décoration s’harmonise avec votre concept.
Astuce : si vous envisagez de mener une activité exclusivement en ligne, pensez à bien travailler l’optimisation de votre site Internet pour les moteurs de recherche (SEO), et à faire connaître en parallèle votre activité sur les réseaux sociaux et via le bouche-à-oreille.
Le choix du statut juridique est une étape fondatrice pour votre friperie. Ce cadre détermine non seulement votre responsabilité juridique, mais aussi votre régime social et le mode d'imposition de vos bénéfices. Pour rappel, deux grandes options s'offrent à vous :
Une fois le statut choisi, vous devez procéder à l'immatriculation de votre friperie. Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités doivent être effectuées de manière dématérialisée sur le Guichet unique des formalités des entreprises, géré par l'INPI.
Pour une entreprise individuelle, les démarches sont légères. Il suffit de déclarer votre activité en ligne en fournissant une pièce d'identité et un justificatif de domicile. Si vous optez pour le régime de la micro-entreprise, l'immatriculation est gratuite.
Pour constituer une société (SASU, SAS, EURL, SARL), le formalisme est plus rigoureux et nécessite de suivre plusieurs étapes clés :
À noter : en choisissant Legalstart pour la création de votre entreprise, vous profitez d'un accompagnement dédié tout au long du processus. Notre service inclut la préparation de votre dossier, la collecte des documents nécessaires et la soumission de votre dossier via le Guichet Unique de l'INPI. Simplifiez votre démarche entrepreneuriale avec Legalstart, où nous veillons à la conformité et à la rapidité de vos formalités administratives.
En tant que vendeur de vêtements d’occasion, il est impératif de vous inscrire sur le registre des revendeurs d’objets mobiliers. Il concerne tout professionnel qui revend des objets mobiliers déjà utilisés ou bien acquis auprès d’autres personnes qui ne les fabriquent pas. Il convient, pour cela, de compléter le formulaire 11733*01 et de l’envoyer auprès de la préfecture ou de la sous-préfecture de votre siège social. La demande s’accompagne des éléments suivants :
Aussi nommé registre de brocante ou registre de police, le registre d’objets mobiliers (ROM) est essentiel pour enregistrer et conserver la traçabilité des articles vendus dans votre boutique. Il inclut le numéro de référence (ou numéro d’ordre) du vêtement, sa nature, sa description, son tarif et sa destination. Il est à faire parapher et signer par le maire de la commune de votre société ou par le commissaire de police au moment de la création de votre entreprise. Cette procédure est à renouveler ensuite à chaque changement de registre.
Le registre de police se présente au choix sous format papier ou numérique. Il est à conserver pendant 5 ans. Si vous optez pour un registre numérique, celui-ci doit garantir l'intégrité, l'intangibilité et la date certaine des données saisies (impossible de modifier ou supprimer une ligne après validation). De nombreux logiciels de caisse spécialisés pour friperies intègrent désormais cette fonctionnalité certifiée, évitant ainsi le fastidieux paraphage manuel en mairie.
Attention : le fait de ne pas tenir de registre de police est passible d’une amende de 30.000 euros et de 6 mois d’emprisonnement.
Enfin, il est nécessaire de souscrire une assurance responsabilité professionnelle (RC pro) et une assurance responsabilité civile locative (en cas de bail commercial). Il est aussi recommandé de souscrire une assurance multirisque professionnelle.
À noter : il est également important de proposer une garantie de conformité et une garantie de vices cachés. Par ailleurs, le professionnel est tenu de respecter des obligations en matière d’affichage des prix, d’hygiène et d’accueil du public (normes ERP) lorsqu’il dispose d’un local. Si la vente s’effectue en ligne, il est aussi nécessaire d’afficher sur le site e-commerce ses mentions légales, de respecter les normes RGPD, et d’offrir un droit de rétractation.
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Pierre Aïdan
Docteur en droit et diplômé de Harvard.
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