Comment devenir coach sportif en 2026 ? Le guide pour se lancer
Docteur en droit et diplômé de Harvard.
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L’essentiel de l’article :
L’essor des applications de réservation et de livraison a multiplié les chauffeurs qui travaillent à leur compte. Se lancer suppose pourtant davantage qu’une inscription sur une plateforme. Il faut créer son entreprise, puis obtenir les autorisations propres au métier choisi. Et elles diffèrent nettement selon que l’on transporte des personnes ou des marchandises.
En quoi consiste réellement le métier de chauffeur indépendant ? Quel statut juridique retenir et quelles formalités accomplir dans la création d’entreprise ? Comment devenir chauffeur indépendant dans le transport de personnes ou de marchandises, et que reste-t-il une fois les charges payées ? Legalstart fait le point.
Mini Sommaire
Le métier de chauffeur indépendant se décline en différentes formes. Le chauffeur indépendant peut être un chauffeur VTC, chauffeur-livreur ou encore chauffeur poids lourd.
Un chauffeur VTC indépendant, pour voiture de transport avec chauffeur, assure à son compte le transport de personnes à titre onéreux. À la différence d’un chauffeur de taxi, il ne peut ni prendre en charge un client qui le hèle dans la rue, ni circuler à vide à la recherche d’un client. Cette pratique, appelée maraude, est réservée aux taxis.
Chaque course suppose une réservation préalable du client, dont le chauffeur doit pouvoir présenter la preuve en cas de contrôle. Le passage par une plateforme de mise en relation n’est en revanche pas obligatoire : le chauffeur peut aussi développer sa propre clientèle.
Bon à savoir : le prix de la course est établi en amont, mais peut légèrement fluctuer en cas d’embouteillages trop importants, par exemple.
Un chauffeur-livreur est chargé de livrer des colis aux clients. Il doit vérifier l’état des colis avant d’effectuer la livraison.
Il est possible de devenir chauffeur-livreur indépendant. C’est notamment le cas si vous souhaitez devenir livreur Amazon.
Le chauffeur poids lourd est chargé du transport routier réglementé de marchandises par camion. Cette profession est réglementée, le chauffeur poids lourd indépendant doit remplir des conditions particulières. Cela est justifié par le fait que le chauffeur poids lourd est amené à faire de longs trajets au volant d’un camion, ce qui peut présenter une certaine dangerosité si cette profession n’est pas strictement encadrée.
À noter : à cet égard, un chauffeur poids lourd n’est pas autorisé à conduire plus de 9 heures par jour. Il peut conduire 10 heures par jour deux fois par semaine. La durée de conduite hebdomadaire est limitée à 56 heures et à 90 heures sur deux semaines consécutives.
Pour devenir chauffeur indépendant, vous devez impérativement choisir un statut juridique, c’est-à-dire créer votre entreprise. Plusieurs formes s’offrent à vous selon votre situation, vos objectifs, votre souhait de vous associer ou non et les perspectives de développement de l’activité.
La première possibilité pour devenir chauffeur indépendant est de créer une entreprise individuelle ou EI. Ce statut juridique vous permet d'exercer votre activité en nom propre. Aucune personnalité morale n’est créée, contrairement à une société. Votre patrimoine personnel est en revanche séparé de votre patrimoine professionnel.
Attention : l’administration fiscale et les organismes de sécurité sociale peuvent réclamer le paiement de leurs créances sur le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel lorsque celui-ci a commis une fraude ou un manquement grave à ses obligations.
La création d’une entreprise individuelle ne nécessite pas de capital social. En EI, vous entreprenez seul, sans possibilité de vous associer à une autre personne.
Concernant le régime social, en EI, vous êtes assujetti au régime des travailleurs non-salariés dits TNS. D’autre part, vous êtes soumis à l’impôt sur le revenu par principe, mais vous pouvez opter pour l’impôt sur les sociétés.
Même si l’entreprise individuelle peut tenir une comptabilité simplifiée sous certaines conditions, elle doit tout de même tenir certains registres comptables obligatoires, à savoir : le livre-journal, le grand livre et les manuels de procédures comptables. À la fin de chaque exercice comptable, elle doit établir ses comptes annuels qui comprennent un bilan comptable, un compte de résultat et les annexes.
Le statut de micro-entrepreneur, ou auto-entrepreneur, est un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Ce statut juridique implique le respect de plafonds de chiffre d’affaires fixés pour 2026 (article 50-0 du Code général des impôts) à savoir :
Bon à savoir : être chauffeur indépendant est une activité de prestation de services, ainsi, le plafond de chiffre d’affaires pour avoir le statut de micro-entreprise est de 83.600 € hors taxes (HT).
Le principal avantage d’être chauffeur indépendant en auto-entrepreneur est d’avoir une liberté d’organisation de ses journées de travail. Le chauffeur indépendant bénéficie d’une grande souplesse professionnelle, pouvant faire seul le choix des jours durant lesquels il travaille, du nombre d’heures travaillées et des courses choisies.
Un chauffeur indépendant peut aussi toucher certaines aides financières, s’il remplit les conditions requises. À cet égard, un chauffeur indépendant en auto-entrepreneur peut bénéficier de l’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) (article L131-6-4 du Code de la sécurité sociale), s’il se trouve dans l’une des situations suivantes
L’ACRE s’apprécie au regard de la seule situation du créateur. Il faut relever de l’un des cas d’éligibilité, être en début d’activité, ne pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des 3 années précédentes et déposer sa demande auprès de l’Urssaf dans les 60 jours qui suivent la date d’ouverture de l’activité. Passé ce délai, l’aide n’est plus accordée. Le niveau de chiffre d’affaires n’entre pas en ligne de compte.
Un chauffeur auto-entrepreneur bénéficie de l’ACRE jusqu’à la fin du 3e trimestre civil qui suit la date de début d’activité déclarée, soit douze mois au maximum lorsque l’activité démarre en début de trimestre.
Bon à savoir : l’ACRE permet à un auto-entrepreneur de payer ses cotisations sociales à un taux minoré égal à 75 % du taux normal, soit une exonération de 25 % en début d’activité. Ce taux concerne les activités créées depuis le 1er juillet 2026 : avant cette date, l’exonération était de 50 %.
En tant que chauffeur indépendant en micro-entreprise, vous n’avez que très peu d’obligations comptables et administratives. Vous devez seulement tenir un livre des recettes encaissées, et déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre, selon la fréquence choisie.
Attention : même si votre chiffre d’affaires est de zéro, vous devez le déclarer.
Par ailleurs, en micro-entreprise, vous bénéficiez d’un taux de cotisations sociales plus favorable, tout en restant affilié au régime des TNS. L’activité de chauffeur est une prestation de services commerciale relevant des BIC : le taux de cotisations sociales est de 21,2 % du chiffre d’affaires encaissé en 2026, que vous soyez chauffeur VTC, chauffeur-livreur ou chauffeur poids lourd. Et bonne nouvelle : si votre chiffre d’affaires est nul, vous ne payez aucune cotisation Urssaf.
Concernant l’imposition des chauffeurs indépendants en micro-entreprise, sachez que vous êtes soumis à l’impôt sur le revenu. Une option pour le versement libératoire est possible sous certaines conditions. Vous ne pouvez pas déduire vos charges de votre chiffre d’affaires. En contrepartie, un abattement forfaitaire de 50 % est appliqué à votre chiffre d’affaires au moment de votre déclaration annuelle de revenus, afin de tenir compte de vos frais professionnels. Cet abattement ne peut pas être inférieur à 305 €.
En pratique : en tant que chauffeur indépendant auto-entrepreneur, vous ne pouvez pas déduire vos frais de carburant, vos cotisations d’assurance, les frais d’entretien du véhicule, etc.
Il est tout à fait possible de créer une société à responsabilité limitée (SARL) pour être chauffeur indépendant. Cela peut être utile si vous souhaitez vous associer, ou si votre chiffre d’affaires prévisionnel dépasse les plafonds de la micro-entreprise, ou encore si vous souhaitez pouvoir déduire vos charges professionnelles. Autre avantage de la société : votre patrimoine personnel est clairement séparé du patrimoine de la société qui a sa propre personnalité juridique (personne morale).
La SARL réunit entre 2 et 100 associés. Aucun capital minimum n’est imposé, un capital de 1 € suffit. Il est aussi possible de créer une SARL seul. On parle d’EURL pour désigner une SARL à associé unique. Son fonctionnement reste le même sauf que l’associé unique prend seul les décisions qui reviennent habituellement aux associés réunis en assemblée générale.
Bon à savoir : en SARL, la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports.
La SARL est dirigée par un gérant dont le régime social varie en fonction de sa situation :
En termes de fiscalité, la SARL est passible de l’impôt sur les sociétés de plein droit, quel que soit son objet (article 206 du Code général des impôts). L’EURL dont l’associé unique est une personne physique relève au contraire de l’impôt sur le revenu, et n’est soumise à l’impôt sur les sociétés que si elle opte pour cet assujettissement. Cette option peut faire l’objet d’une renonciation jusqu’au cinquième exercice suivant celui au titre duquel elle a été exercée ; passé ce délai, elle devient irrévocable.
Pour devenir chauffeur indépendant en société, vous pouvez également créer une société par actions simplifiée (SAS). La SAS réunit au moins 2 associés, et aucun capital minimum n’est imposé. Là aussi, la responsabilité des actionnaires est limitée au montant de leurs apports.
Bon à savoir : vous pouvez créer une SAS à actionnaire unique, c’est-à-dire une SASU.
Le fonctionnement de la SAS est moins encadré par la loi que celui de la SARL, ce qui laisse plus de liberté aux actionnaires pour organiser le fonctionnement de la société. Une règle reste incontournable : nommer un président de SAS pour diriger la société.
Le président de la SAS est assujetti au régime des assimilés-salariés s’il est rémunéré pour ses fonctions. S’il ne perçoit pas de rémunération au titre de son mandat social, il n’est pas affilié au régime général au titre de ce mandat et ne verse pas de cotisations à ce titre.
Sur le plan fiscal, la SAS est soumise par principe à l’impôt sur les sociétés. Elle peut opter pour l’impôt sur le revenu si elle a été créée depuis moins de 5 ans et emploie moins de 50 salariés, notamment. L’option vaut alors pour 5 exercices et ne peut pas être renouvelée.
Les formalités de création d’entreprise pour devenir chauffeur indépendant diffèrent en fonction du statut juridique choisi.
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création, de modification ou de fermeture d’entreprise doivent transiter par le guichet unique de l’INPI. Ces démarches peuvent être réalisées en autonomie ou avec l’accompagnement d’un professionnel du droit.
Pour faire une demande d’inscription en tant qu’entrepreneur individuel ou micro-entrepreneur, vous devez tout d’abord vous identifier sur le site guichet unique, puis renseigner sur la plateforme les informations et documents demandés. C’est à ce moment-là que vous pouvez opter ou non pour le régime de la micro-entreprise.
Le guichet des formalités des entreprises vous adresse un accusé de réception du dossier. S’il manque un document, vous en êtes informé et disposez d’un délai de 15 jours, renouvelable une fois, pour le transmettre.
Bon à savoir : pour créer son entreprise en ligne, l’entrepreneur dispose de plusieurs solutions :
Une fois la demande traitée, vous recevez un justificatif d’inscription au registre national des entreprises (RNE), qui mentionne le numéro Siren et le code APE de votre micro-entreprise.
Une fois ces documents reçus, votre micro-entreprise sera créee !
Bon à savoir : la création d’une micro-entreprise pour devenir chauffeur indépendant est gratuite sur le site guichet unique.
Que vous décidiez de créer une SARL, une EURL, une SAS ou une SASU, les démarches à accomplir pour la création d’une société sont les mêmes. À savoir :
Le métier de chauffeur VTC est réglementé. Son accès suppose de réussir un examen, puis d’obtenir une carte professionnelle et de s’inscrire au registre des VTC, cette dernière démarche supposant que l’entreprise soit déjà créée. En tant que chauffeur VTC, vous relevez du secteur artisanal.
Pour accéder au métier, vous devez remplir les conditions suivantes :
Vous devez faire les démarches pour obtenir une carte professionnelle VTC. Cette dernière est octroyée à l’issue d’un examen organisé par la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA). L’inscription à l’examen coûte environ 200 €.
Bon à savoir : il existe une formation permettant de se préparer à l’examen pour l’obtention d’une carte professionnelle VTC. Cette formation, facultative, peut durer entre 50 et 300 heures et est dispensée par des centres agréés de formation listés sur le site internet de la chambre des métiers et de l’artisanat de votre département. Le coût de cette formation varie entre 400 € et 3.000 €.
Attention : depuis le 12 août 2026, l’expérience professionnelle ne permet plus d’accéder au métier de chauffeur VTC. L’examen est devenu l’unique voie d’accès, sauf pour les demandes de carte déposées avant cette date.
Cette carte professionnelle VTC vous permettra de vous inscrire au registre des VTC.
À noter : le prix d’une carte professionnelle VTC est d’environ 60 €. La carte est valable sur tout le territoire et doit être renouvelée tous les 5 ans.
L’immatriculation sur le registre des VTC se fait uniquement en ligne (article L3122-3 du Code des transports). Pour ce faire, il suffit de créer un espace personnel avec votre adresse e-mail, puis de renseigner l’ensemble des informations et documents demandés.
Le dossier comprend notamment :
L’inscription coûte 170 €. Si vous n’êtes ni propriétaire du véhicule ni locataire pour plus de 6 mois, une garantie financière de 1 500 € par véhicule est également exigée.
Attention : pour l’immatriculation au registre des VTC, aucun dossier ne peut être envoyé par voie postale.
Ne tentez pas l’aventure sans inscription : depuis la loi du 25 juin 2026, exercer sans être inscrit au registre est puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende pour une personne physique. Le juge peut aussi prononcer la suspension du permis de conduire ou la confiscation du véhicule.
Pour obtenir le renouvellement de la carte professionnelle, tous les 5 ans, vous devez suivre un stage de formation continue de 2 jours (14 heures) dans un centre agréé, 3 mois avant la fin de validité de la carte. La demande de nouvelle carte se fait ensuite uniquement en ligne, pour un coût d’environ 60 €. Dès l’obtention de la nouvelle carte, l’inscription au registre des VTC est à refaire.
La voiture doit :
Ces limites ne s’appliquent pas aux véhicules hybrides et électriques. Une vignette VTC, d’un coût d’environ 35 €, se demande depuis votre espace personnel sur le registre et s’appose sur le véhicule.
Pour vous lancer dans cette nouvelle activité professionnelle, il ne faut pas oublier de souscrire une assurance professionnelle.
Vous devez souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle, en plus de l’assurance du véhicule. Exercer sans cette assurance expose à une amende pouvant atteindre 3.750 €.
Deux modes de mise en relation coexistent. :
Si vous souhaitez devenir chauffeur-livreur indépendant, la création de l’entreprise ne suffit pas. Livrer des marchandises pour le compte d’autrui avec un véhicule motorisé, y compris un véhicule utilitaire léger, relève du transport public routier de marchandises. L’entreprise doit à ce titre être inscrite au registre des transporteurs, tenu par le préfet de région et géré par la DREAL. Cette inscription donne lieu à la délivrance d’une autorisation d’exercer, puis d’une licence de transport : licence de transport intérieur ou licence communautaire, selon le poids des véhicules utilisés et les opérations réalisées.
4 exigences doivent être satisfaites :
La capacité professionnelle suppose que le gestionnaire de transport détienne l’attestation de capacité professionnelle en transport routier léger de marchandises. Elle est délivrée par la DREAL après une formation obligatoire de 105 heures dans un centre agréé et la réussite de l’examen, ou par équivalence au titre d’un diplôme ou d’une expérience professionnelle. La capacité financière est fixée à 1.800 € de capitaux propres pour le premier véhicule et 900 € pour chacun des véhicules suivants (article R3211-32 du Code des transports).
Bon à savoir : la livraison réalisée à pied ou à vélo non motorisé n’utilise pas de véhicule motorisé et échappe à cette obligation d’inscription au registre.
À noter : Si vous lancez un projet innovant, pensez à vous renseigner sur les modes de financement à destination des entreprises innovantes.
Une fois ces conditions remplies, il reste à souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle et, le cas échéant, à proposer vos services à une plateforme de livraison. L’activité de transport étant commerciale, l’entreprise est aussi inscrite au registre du commerce et des sociétés.
Comme le chauffeur-livreur, le chauffeur poids lourd qui transporte des marchandises pour le compte d’autrui exerce une activité de transport public routier. Son entreprise doit être inscrite au registre des transporteurs et satisfaire aux mêmes quatre exigences. Le gestionnaire de transport doit détenir l’attestation de capacité professionnelle correspondant à l’activité exercée, obtenue par l’examen, par l’expérience professionnelle ou par un diplôme. La capacité financière monte d’un cran : 9.000 € de capitaux propres pour le premier véhicule de plus de 3,5 tonnes, et 5.000 € pour chacun des suivants.
Le conducteur doit, de son côté, être titulaire du permis poids lourd correspondant au véhicule et avoir suivi la formation FIMO (formation initiale minimale obligatoire). D’une durée de 140 heures, elle est dispensée par des établissements agréés. Une formation continue obligatoire de 35 heures est ensuite à suivre tous les 5 ans pour conserver la qualification.
Si vous souhaitez vous lancer dans le métier de chauffeur indépendant, il faut que vous preniez en compte les charges qui vous incombent. À savoir :
À noter : en micro-entreprise, vous ne pouvez pas déduire vos charges professionnelles de votre chiffre d’affaires. L’abattement forfaitaire n’en tient compte que pour le calcul de l’impôt, et elles restent intégralement à votre charge.
Le revenu d’un chauffeur indépendant dépend du nombre de courses ou de livraisons réalisées, des tarifs pratiqués et, le cas échéant, de la commission prélevée par la plateforme. Ce qui reste au chauffeur se calcule à partir de son chiffre d’affaires, une fois déduits les cotisations sociales, l’impôt et les frais liés au véhicule.
Prenons Karim, chauffeur VTC en micro-entreprise, qui encaisse 4.000 € de courses sur un mois en 2026. Il verse 848 € de cotisations sociales, soit 21,2 % de ce chiffre d’affaires. Sur les 3.152 € restants, il doit encore financer le carburant, l’entretien et l’assurance de son véhicule. Pour son impôt sur le revenu, seule la moitié de son chiffre d’affaires est retenue, grâce à l’abattement de 50 %.
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Pierre Aïdan
Docteur en droit et diplômé de Harvard.
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