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Plusieurs formes juridiques existent et il est nécessaire de les différencier pour choisir celle qui correspond à votre activité. On distingue principalement l’exercice en nom propre, sous le statut d’entrepreneur individuel, et la création d’une société.
La micro-entreprise n’est pas une forme juridique distincte. C’est un régime fiscal et social simplifié de l’entreprise individuelle.
L’entreprise individuelle (EI) permet de se lancer seul, en son nom propre, sans créer de personne morale distincte. Elle s’adresse notamment aux projets de petite envergure et séduit de nombreux créateurs qui souhaitent démarrer rapidement et tester leur marché.
Parmi les régimes possibles, la micro-entreprise (ou auto-entreprise) est particulièrement populaire. Elle permet de bénéficier dès la création d’un régime fiscal et social simplifié (micro-fiscal et micro-social). Ce régime se caractérise par :
Ces avantages en font une solution largement adoptée par les entrepreneurs souhaitant démarrer leur activité sans lourdes contraintes administratives.
Bon à savoir : les démarches pour créer une micro-entreprise tiennent en une déclaration en ligne, sans rédaction de statuts ni dépôt de capital.
Si vous ne souhaitez pas exercer en nom propre, vous pouvez créer une société, qui est une entité autonome dotée de la personnalité morale.
En optant pour une société, vous avez la possibilité de vous lancer seul (EURL ou SASU) ou à plusieurs en vous entourant d’un ou de multiples associés (dans le cas d'une création de SCI, SARL, SAS, etc.).
En comparaison avec la micro-entreprise, la société est une structure qui :
En revanche, les démarches de création et de dissolution sont plus coûteuses. Par ailleurs, les obligations fiscales, sociales et comptables sont plus complexes.
Votre projet, votre budget et le niveau de protection recherché orientent le choix entre l’entreprise individuelle et la société. Le guide pour choisir son statut juridique compare les formes juridiques point par point.
Les étapes de création d'entreprise varient selon la forme juridique choisie. On distingue généralement la création en nom propre (micro-entreprise ou entreprise individuelle) et la création d’une société.
La création d’une entreprise individuelle repose sur une seule formalité. Vous déclarez votre début d’activité en ligne sur le guichet unique de l’INPI, en transmettant votre pièce d’identité et une déclaration de non-condamnation.
La déclaration d’une micro-entreprise suit le même parcours, en plus simple encore. Aucun statut n’est à rédiger et aucun capital n’est à déposer, contrairement à la création d’une société.
Les démarches de création d’une société sont quant à elles plus complexes :
Bon à savoir : si vous souhaitez connaître les démarches de création d’une SARL, d’une SASU, d’une SAS, d’une EURL ou d’une SCI en détail, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un expert. Le coût de création d'une SASU varie du coût de création d'une EURL, n'hésitez pas à vous renseigner avant de vous lancer dans les démarches de création.
Le coût de création dépend avant tout de la forme juridique retenue. Déclarer une micro-entreprise est gratuit dans la quasi-totalité des cas, alors que créer une société suppose des frais légaux obligatoires que personne ne peut éviter.
Déclarer une micro-entreprise ne coûte rien en 2026, que votre activité soit commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Le micro-entrepreneur est dispensé des frais d’immatriculation, y compris au registre du commerce et des sociétés et au registre des métiers. Seul l’agent commercial règle 23,21 € pour son inscription au registre spécial des agents commerciaux.
Une entreprise individuelle qui ne relève pas du régime micro suit une autre logique. Comptez 21,74 € pour une activité commerciale et 45 € pour une activité artisanale, ce dernier montant tombant à 15 € si l’entreprise est déjà immatriculée au registre du commerce et des sociétés. Les activités libérales et agricoles restent gratuites.
Dans les deux cas, aucun capital social n’est à déposer et aucun statut n’est à rédiger. C’est ce qui explique l’écart de budget avec la création d’une société.
À noter : le régime de la micro-entreprise s’applique tant que votre chiffre d’affaires reste sous 203 100 € HT pour la vente de marchandises et l’hébergement, ou sous 83 600 € HT pour les prestations de services et les activités libérales. Un dépassement sur une seule année ne fait pas sortir du régime.
Créer une société implique des frais légaux incompressibles. La formalité d’immatriculation revient à 33,83 € pour une société commerciale comme la SASU, la SAS, l’EURL ou la SARL, et à 60,38 € pour une société civile comme la SCI. S’y ajoute la déclaration des bénéficiaires effectifs, facturée 19,33 €.
Vient ensuite l’annonce légale. Son tarif est forfaitaire et dépend de la forme juridique et de la zone géographique du siège social, jamais de la longueur du texte publié. Voici les montants applicables en 2026 :
| Forme juridique | Tarif France métropolitaine (HT) | Tarif à La Réunion et à Mayotte (HT) |
| EURL | 124 € | 147 € |
| SASU | 142 € | 167 € |
| SARL | 148 € | 173 € |
| SAS | 199 € | 233 € |
| SCI | 191 € | 223 € |
| SA | 399 € | 466 € |
La forme unipersonnelle coûte systématiquement moins cher que son équivalent pluripersonnel. Une société dont le siège se trouve à La Réunion ou à Mayotte supporte par ailleurs une majoration d’environ 17 %.
À ces frais obligatoires peuvent s’ajouter les honoraires d’un professionnel si vous confiez la rédaction de vos statuts à un avocat ou à un expert-comptable. Ces honoraires sont librement fixés par chaque cabinet.
Bon à savoir : Legalstart prend en charge vos formalités de création d’entreprise à partir de 0 €, hors frais administratifs obligatoires.
En France, il existe de nombreux dispositifs pour accompagner financièrement les entrepreneurs dans leurs projets de création d’entreprise.
Les subventions pour la création d’entreprise. Ces aides sont accordées par l’État ou par les collectivités territoriales aux entreprises innovantes qui remplissent certains critères. Depuis 2017, l’accompagnement à la création relève d’une compétence régionale, et chaque région propose ses propres dispositifs.
Les aides à la création pour les femmes. La Garantie ÉGALITÉ Femmes, anciennement Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes, facilite l’accès au crédit bancaire en garantissant jusqu’à 80 % d’un prêt, dans la limite de 50 000 € et sur une durée maximale de 84 mois. Le dispositif est géré par le réseau France Active.
L’ACRE. L’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise allège vos cotisations sociales de début d’activité. Il s’agit d’une exonération partielle, jamais totale. En micro-entreprise, elle se traduit par un taux de cotisations minoré à 75 % du taux normal, soit 25 % de cotisations en moins. Elle court jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant votre début d’activité. Les créateurs qui ne relèvent pas du régime micro bénéficient d’une exonération partielle pendant 12 mois, dégressive selon leur revenu et nulle à partir de 48 060 € en 2026.
Important : depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l’ACRE n’est plus accordée automatiquement. Vous devez en faire la demande dans les 60 jours suivant l’ouverture de votre activité. L’Urssaf dispose ensuite de 30 jours pour répondre, son silence valant accord.
Les allocations chômage. Si vous êtes demandeur d’emploi, deux options s’ouvrent à vous et elles ne se cumulent pas :
Vérifiez votre éligibilité auprès de France Travail avant d’engager vos démarches de création.
En fonction de la complexité du projet, il peut être compliqué de savoir qui contacter pour votre idée de création d'entreprise en ligne. En réalité, plusieurs niveaux d’accompagnement sont possibles. Les démarches de constitution de votre entreprise peuvent désormais être réalisées en ligne, de manière simplifiée :
Pour les situations les plus complexes, il est possible de faire appel à un avocat.
Les aides à la création d’entreprise prennent plusieurs formes. L’ACRE allège partiellement vos cotisations sociales de début d’activité. Les demandeurs d’emploi peuvent mobiliser l’ARE ou l’ARCE. Depuis 2017, l’accompagnement à la création relève des régions, qui proposent chacune leurs propres dispositifs de prêts et de subventions. Un salarié en procédure de licenciement peut de son côté solliciter un contrat de sécurisation professionnelle.
Vous avez une idée de création d'entreprise et vous vous interrogez sur les principales étapes de création d’une entreprise ? Du début du projet au lancement de l'activité, voici les principaux jalons :
Chacun de ces jalons peut être mené seul ou avec l’appui d’un professionnel. Le détail des étapes pour créer une entreprise et les pièces attendues pour l’immatriculation d’une entreprise vous donnent le déroulé complet.
Vous souhaitez créer une entreprise en 2026, mais vous ne disposez pas de fonds suffisants ? Le régime de la micro-entreprise est une bonne solution pour vous lancer dans le monde de l'entrepreneuriat. En effet, ce régime est facile à mettre en place et ne requiert pas d'apport financier particulier.Sa déclaration ne coûte rien et aucun capital social n’est à déposer.
C'est un bon tremplin pour tester un projet. Lorsque celui-ci deviendra plus conséquent, vous pourrez penser dans un second temps à la création d'une société.
Créer son entreprise entièrement en ligne est possible depuis le 1ᵉʳ janvier 2023, date à laquelle le guichet unique de l’INPI est devenu le point d’entrée de toutes les formalités. Une fois votre structure juridique choisie, vous répondez à un questionnaire, vos documents sont générés, puis votre dossier est transmis pour immatriculation. Pour une micro-entreprise, la déclaration administrative suffit. L’outil pour savoir quel statut juridique choisir vous aide si l’arbitrage n’est pas encore fait.
Créer une société n’est pas obligatoire pour lancer un projet entrepreneurial. La création d’une société donne naissance à une personne morale, c’est-à-dire une structure distincte des associés fondateurs et dotée d’un patrimoine propre. Cette personnalité morale s’acquiert par l’immatriculation.
Vous pouvez tout aussi bien vous lancer sous le statut d’entrepreneur individuel, avec ou sans option pour le régime de la micro-entreprise. Vous exercez alors en nom propre et aucune personne morale n’est créée. Se lancer seul en société reste possible, avec une SASU ou une EURL.
L’entreprise, contrairement à la société, n’est pas définie par la loi. C’est une notion avant tout économique et sociale. Selon l’INSEE, l’entreprise se définit comme « une unité organisée reposant sur la mise en œuvre de moyens humains et matériels de production ou de distribution ».
Une entreprise n’emprunte pas forcément la forme sociétaire et il est possible de monter un projet sous la forme d’une entreprise individuelle comme le statut d’auto-entrepreneur. L’inverse est plus rare, mais également vrai, toute société n’exploite pas nécessairement une entreprise, comme le montrent les avantages de la SCI, tournés vers la gestion de patrimoine.
Si vous décidez de monter votre projet sous la forme d’une entreprise individuelle, rien ne vous empêche de passer à la forme sociétaire ultérieurement.
Vous pouvez donc totalement créer une micro-entreprise en ligne (ou envisager la création d’une auto-entreprise, puisqu’il s’agit d’un synonyme de micro-entreprise) et plus tard décider de créer votre société.
Il n’y a donc pas de mauvais choix quand il est question de création d’entreprise, car vous pouvez, à tout moment, décider de passer d’une forme juridique à l’autre.
Pour créer une société (SAS, SASU, SARL, EURL), il est nécessaire de déposer le capital social sur un compte bancaire. En contrepartie, la banque vous délivre ce qu’on appelle une attestation de dépôt des fonds.
Vous n’êtes pas tenu de libérer la totalité du capital dès la création. La libération immédiate porte sur 50 % au minimum en SAS et en SASU, et sur 20 % en SARL et en EURL, le solde devant être versé dans les cinq ans suivant l’immatriculation.
L’obligation bancaire ne se pose pas dans les mêmes termes selon votre structure. Pour créer une société, vous devez déposer le capital social sur un compte ouvert au nom de la société en formation, ce qui vous vaut une attestation de dépôt des fonds. Une fois la société immatriculée, la loi n’impose plus de conserver un compte professionnel.
Le micro-entrepreneur n’a pas l’obligation d’ouvrir un compte professionnel. Il doit en revanche disposer d’un compte dédié à son activité, distinct de son compte personnel, dès que son chiffre d’affaires dépasse 10 000 € sur deux années consécutives. Une activité commerciale impose ce compte dédié quel que soit le chiffre d’affaires.
L’écosystème français est aujourd’hui très favorable à la création d’entreprise. La France est également le troisième pays mondial de l’innovation (brevets, etc.), derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. Elle occupe régulièrement cette place depuis plusieurs années.
Enfin, l'Hexagone est aussi un environnement favorable pour le développement des start-ups, l'incubateur Station F revendique le statut de plus grand incubateur du monde.
Il est possible de créer son entreprise en étant salarié. Monter son entreprise tout en conservant son statut salarial permet en outre de bénéficier de certaines aides spécifiques au salarié-entrepreneur. Vous pourrez notamment solliciter un congé pour création ou reprise d’entreprise auprès de votre employeur lorsque vous avez au moins deux ans d’ancienneté.
Attention : vérifiez bien que les clauses de votre contrat de travail ne vous interdisent pas d’entreprendre avant de commencer les démarches de création d'entreprise.
En pratique, la création d'une SAS est plébiscitée pour les projets innovants et des dispositifs publics très attractifs sont disponibles pour favoriser leur développement (JEI, CIR, etc.).
Le coût d’une création d’entreprise dépend de la forme juridique retenue. Déclarer une micro-entreprise est gratuit dans la quasi-totalité des cas. Créer une société suppose 33,83 € de formalité d’immatriculation pour une société commerciale, 60,38 € pour une société civile, auxquels s’ajoutent 19,33 € de déclaration des bénéficiaires effectifs et le forfait d’annonce légale, compris entre 124 € et 233 € HT en 2026 selon la forme juridique et la zone géographique.
Créer une société gratuitement n’est donc pas possible. Déclarer une micro-entreprise l’est, si vous réalisez les démarches vous-même.
Les fiches pratiques de ce site rassemblent une information juridique gratuite et régulièrement mise à jour sur le choix du statut, les formalités et la gestion d’entreprise. Les sources officielles, à commencer par le site Entreprendre du service public et l’INPI, complètent utilement ces contenus.
Aucun diplôme n’est exigé pour créer une entreprise en France, à l’exception des activités réglementées qui imposent une qualification ou une inscription à un ordre professionnel. La réussite tient davantage à la préparation du projet, à la connaissance du marché visé et à la rigueur de gestion.
Entreprendre entre amis fonctionne, à condition d’écrire les règles du jeu avant de démarrer. Si vous décidez de vous lancer dans la création d'une société entre amis, il vous est alors possible de rédiger un pacte d’actionnaires (ou pacte d'associés) dont l’objet est d’organiser les rapports entre les associés.
Le choix de la structure juridique dépend de votre situation et de vos ambitions de développement. Les porteurs de projet technologique privilégient souvent la SAS pour sa souplesse capitalistique. Si vous vous lancez seul, l’arbitrage se joue entre le régime de la micro-entreprise et les formes unipersonnelles que sont la SASU et l’EURL. Un projet immobilier relève plutôt de la création d’une SCI.
Créer une entreprise en étant demandeur d’emploi est possible et ouvre droit à plusieurs dispositifs. Vous pouvez maintenir votre ARE pendant le développement de votre activité, dans la limite d’un cumul partiel, ou demander l’ARCE et percevoir 60 % de vos droits restants en capital. Le statut de micro-entrepreneur permet par ailleurs de démarrer sans frais. Ces aides relèvent de France Travail et de l’Urssaf.
La Garantie ÉGALITÉ Femmes, anciennement Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes, facilite l’accès au crédit bancaire des créatrices et repreneuses. Elle couvre jusqu’à 80 % d’un prêt, dans la limite de 50 000 € et sur 84 mois maximum, sans caution personnelle. Le dispositif est géré par le réseau France Active et coûte 2,5 % du montant garanti.
L’Agefiph verse une aide à la création ou à la reprise d’entreprise pouvant atteindre 3 000 €. Elle suppose un projet d’au moins 7 500 €, un apport personnel de 1 200 € minimum, une activité exercée à titre principal et un accompagnement préalable par un prestataire habilité. Toutes les formes juridiques sont éligibles, micro-entreprise comprise.
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Camille
Juriste Legalstart depuis 4 ans
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