Conditions générales de vente : tout savoir sur les CGV
Docteur en droit et diplômé de Harvard.
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Si votre entreprise est amenée à mener des négociations avec des partenaires commerciaux ou même des investisseurs, la signature d’un accord de confidentialité vous permet de protéger les intérêts de votre entreprise.
Découvrez comment fonctionne un accord de confidentialité pour en tirer le meilleur parti pour votre entreprise.
Mini-Sommaire
Pour bien comprendre le fonctionnement de l’accord de confidentialité, il faut en connaître la définition et l’utilité.
L’accord de confidentialité, par définition, est un contrat par lequel, une ou plusieurs personnes s’engagent à ne pas révéler certaines informations jugées confidentielles (article 1112-2 du Code civil).Cet accord implique donc une obligation de résultat sous la forme d’une obligation de ne pas faire.
À noter : l’accord de confidentialité peut aussi être appelé accord de non-divulgation ou NDA pour “non disclosure agreement”.
Il peut s’agir d’un accord de confidentialité unilatéral, c’est-à-dire que seulement l’une des parties signataires est tenue au silence, ou un accord bilatéral si l’obligation est réciproque.
En pratique : l’accord de confidentialité est un contrat qui formalise l’obligation des parties à garder le secret des négociations ou des informations confidentielles mises à sa disposition dans le cadre de ses échanges ou de son travail avec l’entreprise.
Signer un accord de confidentialité présente plusieurs avantages. Dans un premier temps, il vient renforcer l’obligation légale de confidentialité prévue à l’article 153-2 du Code de commerce. En effet, l’application de ce texte nécessite de prouver que l’information divulguée relève bien sur secret des affaires, et est la cause d’un préjudice avéré. Tout cela est soumis à l’appréciation du juge. L’accord de confidentialité va plus loin en définissant précisément ce qui est considéré comme une information confidentielle. Si elle est révélée par la partie signataire, cette dernière est sanctionnée au titre du contrat.
D’autre part, le NDA permet de compléter une clause de non-concurrence en imposant le silence. Il permet aussi de protéger les informations qui ne sont pas encore couvertes par une protection légale à l’instar du secret de fabrication ou des droits d’auteurs.
Il ne faut pas confondre accord de confidentialité et non-concurrence.
L’accord de confidentialité contraint le signataire à garder le silence concernant les informations visées au contrat. Le NDA permet à une entreprise de pouvoir échanger des informations nécessaires à l’avancement des négociations, sans avoir à craindre qu’elles puissent être divulguées à un tiers, et notamment à un concurrent.
De son côté, la clause de non-concurrence limite la liberté de la partie concernée. En effet, elle ne peut pas négocier avec un concurrent de l’autre partie, ni aller travailler pour elle, ou devenir son fournisseur ou son prestataire en tant qu’indépendant. La validité d’une clause de non-concurrence repose sur le respect de plusieurs critères comme un périmètre géographique précis, une durée précise et une contrepartie financière.
Ces deux notions peuvent donc être complémentaires, mais n'impliquent pas les mêmes obligations. II n’est pas rare de les retrouver dans un même contrat de travail par exemple.
Le plus souvent un document d’accord de confidentialité est signé dans le cadre de négociations commerciales. En effet, en phase de pourparler, il est parfois nécessaire d’échanger des informations stratégiques ou des données sensibles, afin de parvenir à un accord. Mais ne sachant pas encore si le projet pourra aboutir et le partenariat se nouer, les entreprises peuvent décider de se protéger en interdisant la divulgation des informations obtenues lors de ces négociations.
De même, dans le cadre d’un contrat commercial, une entreprise peut contraindre ses partenaires à garder le silence concernant certaines informations mises à leur disposition pour la bonne réalisation de leur mission.
En ce qui concerne les salariés de l’entreprise, on parle davantage d’une clause de confidentialité qui peut être insérée dans leur contrat de travail.
L’accord de confidentialité ne s’applique en principe qu’entre les signataires. Pour rappel, il est possible de prévoir qu’une seule partie soit soumise au silence.
Toutefois, il est possible d’étendre le champ d’application de l’accord de non-divulgation à des tiers, comme des sous-traitants par exemple. Dans ce cas, ces personnes doivent être précisément identifiées et mentionnées dans l’accord.
La rédaction d’un accord de confidentialité nécessite un soin particulier au regard des enjeux. Il convient donc de respecter un certain formalisme et de prévoir les clauses adaptées.
L’accord de confidentialité ne se présume pas. Il doit obligatoirement faire l’objet d’un écrit. Il peut s’agir d’un contrat à part, ou d’une clause incluse dans un contrat comme un contrat de prestation de services ou un contrat de travail par exemple. L’accord de non-divulgation doit être signé par toutes les parties.
En pratique : il faut prévoir un exemple pour chaque partie signataire.
L’accord de non-divulgation est un contrat dont la rédaction est libre et soumise à la volonté des parties. Par conséquent, si vous souhaitez rédiger un tel accord de confidentialité, un modèle pourra être un bon point de départ, mais il est nécessaire de le personnaliser
À noter : n’hésitez pas à vous faire accompagner dans la rédaction d’un tel accord afin de vous assurer que vos intérêts seront bien préservés.
Toutefois, a minima, un accord de confidentialité doit mentionner les éléments suivants :
Bon à savoir : dans un accord de confidentialité, une obligation de résultat est généralement prévue. Cela signifie que la partie s’engage à atteindre l’objectif identifié, ici ne pas divulguer une information. Dès lors que cet engagement n’est pas respecté, l’autre partie n’a pas besoin de prouver un préjudice pour obtenir réparation.
Attention : la résiliation d’un accord de confidentialité n’a pas pour effet de libérer les parties de leurs obligations. Elle a seulement pour conséquence la fin des échanges d’informations confidentielles. Pour éviter tout doute sur ce point, la précision peut être apportée dans l’accord.
Ce plus, il peut être intéressant de prévoir un préambule pour introduire les propos et les différentes clauses de l’accord de non-divulgation. En cas de litige, le tribunal pourra interpréter plus facilement l’intention des parties lors de sa signature.
Astuce : pour vous aider à rédiger un accord de non-divulgation, vous pouvez utiliser notre modèle d’accord de confidentialité.
En cas de non-respect de l’accord de confidentialité, la partie qui va à l’encontre de son obligation doit généralement verser des dommages-intérêts à l’autre.
En pratique : il est courant d’insérer une clause pénale dans un accord de confidentialité. Ainsi, le montant des indemnités à verser est prévu forfaitairement. Cette clause s’applique automatiquement en cas de manquement à l’obligation de ne pas faire, après mise en demeure.
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Pierre Aïdan
Docteur en droit et diplômé de Harvard.
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