Astuces et conseils pour ouvrir un salon de thé 

Vous rêvez d’ouvrir un salon de thé ? Si vous adorez vous lover au coin du feu avec un bon livre et un thé et vous nourrissez un attrait tout particulier pour les gâteaux et mignardises en tout genre, il semblerait en effet que vous ayez le profil idéal pour vous lancer dans l’aventure !

Mais dans les démarches à suivre, les formalités à respecter et le choix du statut juridique vous êtes un peu perdu ? Pas d’inquiétude, voici un récapitulatif.

Mini-sommaire :

1- Les activités d’un salon de thé

2- Quel diplôme et formation pour vous lancer ?

3- Salon de thé : réfléchissez avant d’ouvrir !

4- Quel statut juridique choisir ?

5- La réglementation du salon de thé : ne rien oublier


Ouvir un salon de thé

Les activités d’un salon de thé

Un salon de thé est un commerce proposant des boissons non alcoolisées et éventuellement des pâtisseries ou des encas à consommer sur place. En principe, c’est une activité commerciale. Toutefois, elle peut être mixte, c’est-à-dire commerciale et artisanale, dès lors que vous fabriquez vous-même les gâteaux et que vous employez au maximum 10 salariés.

Quel diplôme et formation pour vous lancer ?

Aucun ! Il est tout à fait possible d’ouvrir un salon de thé sans diplôme.

Néanmoins, si vous comptez vendre des gâteaux que vous fabriquez vous même, les conditions d’exercice applicables aux boulangers seront applicables. Vous, votre conjoint-collaborateur ou un de vos salariés devrez alors avoir un diplôme de pâtissier ou une expérience professionnelle de trois ans minimum en tant que pâtissier, dirigeant d’entreprise ou travailleur indépendant.

Ce stage de préparation à l’installation n’est obligatoire que pour les artisans. Autrement dit, si vous vendez des gâteaux que vous ne fabriquez pas vous-même, vous n’aurez pas à suivre de stage.
En revanche, si vous confectionnez les desserts disponibles à la vente, il est nécessaire que vous suiviez ce stage avant de créer votre salon de thé. Vous pouvez vous en faire dispenser si :

  • Vous avez suivi une formation à la gestion d'un niveau au moins égal à celui du stage
  • Vous avez exercé pendant au moins 3 ans une profession vous demandant des connaissances au moins équivalentes à celles du stage.

Salon de thé : réfléchissez avant d’ouvrir !

Comme pour ouvrir un restaurant, monter son salon est un projet qui mérite d’être mûrement réfléchi.

Il est souvent recommandé de monter un business plan. Cela vous aide pour bien définir votre projet, vos objectifs, le chiffre d’affaires que vous devez effectuer pour être rentable, etc. Il vous permettra aussi d’entrer plus facilement en relation avec vos fournisseurs potentiels et de pouvoir négocier les prix qui vous conviennent le mieux. Il offre également un appui important lorsque vous demandez un prêt à votre banque. Ouvrir un salon de thé sans apport n’est pas impossible si vous obtenez un prêt mais cela est néanmoins beaucoup plus compliqué !

Viennent ensuite les obligations beaucoup plus sympathiques, comme le choix du local, de la décoration et des produits que vous souhaitez vendre ! 

Quelques conseils très importants :

  • Le choix de l’emplacement est hautement stratégique : prenez le temps de le choisir avec soin, il déterminera en grande partie le succès de votre projet.
  • La dimension « marketing et communication » est souvent clé. Parlez en à vos amis et à votre famille, le bouche à oreille est une technique qui marche souvent quand on propose de bons produits. N’hésitez pas à créer un blog ou une page Facebook pour qu’il soit possible de suivre l’évolution de votre projet en ligne et de donner envie aux gens de venir boire un thé chez vous dès l’ouverture de votre salon. Il peut également être judicieux de passer une annonce dans le journal de votre arrondissement, de votre ville ou de votre village pour faire connaître la date d’ouverture de votre salon de thé.

Ouvir un salon de thé

Quel statut juridique choisir ?

Vous pouvez ouvrir un salon de thé en montant une entreprise individuelle ou en créant une société.

Il est habituellement recommandé de ne pas choisir l’entreprise individuelle car elle n’est pas adaptée à une activité risquée. En effet, cela ne permettra pas de séparer votre patrimoine personnel de votre patrimoine professionnel. Ouvrir un salon de thé n’est pas particulièrement risqué, mais comme toute activité commerciale, il est possible que vos créanciers tentent de se faire payer sur vos biens personnels si votre entreprise traverse des difficultés économiques.

Il est plutôt conseillé de se tourner vers la création de sociétés telles que la société à responsabilité limitée (SARL) ou la société par actions simplifiée (SAS). Ces deux formes sociales partagent l’avantage de séparer le patrimoine la société de votre patrimoine propre et sont donc beaucoup moins risquées qu’une entreprise individuelle.

Par ailleurs, pensez à vous renseigner sur les aides à la création d’entreprise. Ces aides vous procurent des avantages financiers significatifs pour lancer votre projet dans les meilleures conditions. 

La réglementation du salon de thé : ne rien oublier !

Comme la plupart des commerces, vous devez respecter les normes de sécurité incendie et d’accessibilité de votre salon de thé aux handicapés. Vous devez également respecter les normes relatives à la température de conservation et de congélation des produits que vous vendez. Ces normes sont inscrites dans l'arrêté du 21 décembre 2009 relatif aux règles sanitaires.

En revanche, vous n'avez pas, comme pour l'ouverture d'un restaurant ou d'un bar, à obtenir de licence particulière en l'absence de vente d'alcool.

Vous devez également vous conformer à l’obligation d’affichage des prix que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de votre salon de thé.

Il n’est par ailleurs pas possible d’ouvrir votre salon de thé à n’importe quels horaires. Pour savoir quelles sont les heures pour lesquelles il n’est pas possible d’ouvrir, demandez à la préfecture du lieu où est situé votre salon de thé. Souvent, les horaires prohibés sont les horaires de nuit, afin de ne pas gêner le voisinage.

Pour la diffusion de musique, comme pour les magasins, n'oubliez pas de demander l'autorisation à la SACEM et de payer des redevances! 

Ouvrir un salon de thé est souvent une belle aventure, si vous vous sentez prêt à réaliser votre rêve mais que l’aspect juridique vous angoisse un peu, n’hésitez pas à vous appuyer sur une solution 100% en ligne ! 

Date de mise à jour: 24/06/2016

Rédacteur: Clara Ripault, diplômée de l’université Paris II Panthéon-Assas, élève avocate (HEDAC). Clara est spécialisée dans les problématiques liées à la propriété intellectuelle et la création d’entreprise. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

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