Ouvrir un Spa : la check-list indispensable

De nombreux entrepreneurs se tournent vers l’ouverture d’un Spa, activité en pleine expansion, dont les bienfaits sont appréciés par une clientèle toujours plus nombreuse. 

La France compte plus de 3.000 Spas, ce qui en fait le deuxième marché européen derrière l’Allemagne. Se lancer dans un telle aventure peut dont s’avérer être un investissement rentable. De nombreux hôtels complètent ainsi leur offre avec un Spa, pour répondre aux attentes de leur clientèle.

Mais que faut il faire pour ouvrir un Spa ? Suivez nos recommandations.

Mini-sommaire :

1- Quelles qualifications pour se lancer ?

2- Spa : quel statut juridique ?

3- Les obligations sanitaires à respecter

       Ouvrir un spa

Quelles qualifications pour se lancer ?

Pour ouvrir un Spa, il n’est pas nécessaire de suivre une formation diplômante, reconnue par l’Etat. Votre activité sera en revanche, dans ce cas de figure, circonscrite à la mise à disposition d’un bac à ébullition, avec éventuellement une option "massage bien-être". En effet, à la différence des massages thérapeutiques, les « massages bien-être » ne nécessitent pas de formation particulière.

Soyez toutefois vigilent si vous souhaitez diversifier votre activité car ouvrir un Spa n’est pas la même chose qu’ouvrir un établissement de bien-être : les qualifications requises ne sont pas les mêmes ! Si vous souhaitez proposer des soins esthétiques, il vous faudra être titulaire de l’un des diplômes suivants :

  • CAP esthétique option soin du corps
  • Brevet professionnel esthétique
  • BTS option métier de l’esthétique ou un bac professionnel esthétique.

Spa : quel statut juridique ?

Si vous comptez ouvrir un Spa, vous avez le choix entre plusieurs statuts juridiques. 

Une première possibilité est d’ouvrir un Spa en tant qu’entrepreneur individuel, notamment sous le régime de l’auto entreprise.

Si vous prévoyez un montant initial d’investissement élevé, créer une société sera en outre plus judicieux, dans la mesure ou vous pourrez déduire ce montant de votre chiffre d’affaire (enregistrement de charges) et vous pourrez déduire la TVA payée à vos fournisseurs.

Ainsi, trois cas de figure s’offrent à vous :

  • Vous souhaitez vous associer pour créer votre Spa : vous aurez le choix entre une SAS ou une SARL. Pour ces deux formes sociales, la responsabilité financière des associés est limitée au montant de leur apport. Ainsi, en cas de dettes, les créanciers ne pourront pas se rembourser sur votre patrimoine personnel (appartement, voiture, etc.). L’une des distinctions majeures entre ces deux structures juridiques réside dans leur fonctionnement : la SAS est réputée plus flexible.
  • Vous souhaitez ouvrir votre Spa seul : vous pouvez choisir entre créer une SASU ou une EURL, formes unipersonnelles de la SAS et de la SARL dont elles partagent exactement les mêmes caractéristiques.
  • Vous souhaitez créer un Spa avec votre conjoint : la SAS ou la SARL sont deux formes sociales permettant à votre conjoint de bénéficier du statut de conjoint associé (dès lors qu’il fait un apport à la société et pourra ensuite avoir droit aux bénéfices réalisés par la société

Les obligations sanitaires à respecter

Vous devez impérativement déclarer votre Spa auprès de la mairie de la ville dans laquelle vous comptez vous implanter. 

Par ailleurs, notez bien que l’ouverture d’un Spa classique, d’un Spa thalassothérapie ou encore d’un Spa thalassothérapie thermalisme est très réglementée. En effet, l’eau fortement agitée, dans une température souvent comprise entre 30 et 40 degrés, favorise la survie des bactéries. Vous devrez donc vous conformer à un certain nombre d’obligations sanitaires, visant à protéger la santé et le bien être de vos futurs clients.

Le gérant du Spa doit ainsi s’engager auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS), chargée du contrôle sanitaire, sur la conformité de ses installations aux normes d’hygiène et de sécurité. Il s’agit notamment de :

  • Surveiller ses installations au moins 2 fois par jour en inscrivant les résultats des tests quotidiens dans le carnet sanitaire.
  • Informer le public sur les résultats par un affichage à proximité de son installation.
  • Utiliser des produits et des procédés de traitement qui sont autorisés par le ministère de la santé.

L’ARS vérifie au moins une fois par mois les prélèvements d’eau, pour s’assurer de l’absence de germes.

A défaut du respect de ces règles, s’il est constaté que l’installation n’est pas aux normes, le contrôleur sanitaire peut enjoindre au gestionnaire de fermer son établissement.

Les Spas proposent une nouvelle forme de bien-être, très en vogue chez les consommateurs, et toujours plus nombreux. Lancez-vous dans l’aventure en toute connaissance de cause, et ouvrez votre Spa !

Date de mise à jour: 22/06/2016

Rédacteur: Marine de Villoutreys, diplômée de l’université Paris II Panthéon-Assas, élève avocat à l’Ecole de Formation du Barreau de Paris. Marine est spécialisée dans l’accompagnement des créateurs d’entreprise. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

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