14 octobre 2021

Quels sont les avantages et les inconvénients de la micro-entreprise ?
Temps de lecture : 5 min

Faustine Nègre
Diplômée de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

Commencer les démarches

Le statut de micro-entrepreneur rencontre un fort succès auprès des entrepreneurs français. Il permet d’exercer une activité en profitant de nombreux avantages. Pour autant, ce statut possède évidemment certains inconvénients

Pourquoi choisir le régime de la micro-entreprise pour lancer votre activité et devenir indépendant? Quels sont les avantages de créer une micro-entreprise? Avant de vous lancer dans votre déclaration micro-entrepreneur, on fait le point ensemble sur les avantages et les inconvénients de ce régime simplifié.

Qu’est-ce que la micro-entreprise ? 

La micro-entreprise (ou auto-entreprise) est un statut juridique qui permet aux entrepreneurs de lancer leur activité en toute simplicité. C’est une forme simplifiée d’entreprise individuelle. En réalité, ce statut est une option offerte aux entrepreneurs individuels lorsque certaines conditions sont réunies.

Il ne faut pas confondre la micro-entreprise avec une société. En effet, cette dernière constitue une entité distincte de l’entrepreneur. Le micro-entrepreneur a la faculté lui, d’exercer une activité en son nom propre, sous la forme d’une entreprise individuelle. C’est-à-dire que ce régime n’offre pas de personnalité juridique distincte de celle de l’entrepreneur.

Société

Entreprise individuelle

  • SAS, SASU, SARL, EURL
  • Personne morale (structure autonome distincte des associés)
  • Personnalité juridique
  • Un ou plusieurs associé
  • EI, EIRL ou micro-entreprise
  • Exercer une activité en son nom propre
  • Simplicité des formalités de création et de radiation
  • Simplicité de gestion
  • Un seul entrepreneur


L’auto-entreprise est souvent réservée aux projets de petite envergure. Elle est généralement un bon moyen pour:

  • tester un marché;
  • tester un projet;
  • exercer une activité accessoire.

Bon à savoir: depuis le 1er janvier 2016, il n’existe plus de différences entre micro-entrepreneur et auto-entrepreneur, ces deux statuts ayant fusionné pour laisser place à un statut unique. Si l’appellation auto-entrepreneur est encore largement utilisée, seul le statut de micro-entrepreneur existe juridiquement.

Le régime de l’auto-entreprise se distingue des autres structures juridiques notamment par sa simplicité de création et de gestion.

Elle possède de nombreux avantages mais il est important de prendre connaissance de certains inconvénients avant de se lancer.

Micro entreprise

Quels sont les avantages de la micro-entreprise ?

La micro-entreprise est simple et rapide à créer

L’accessibilité de la micro-entreprise

Ce statut a pour avantage d’être très accessible. Les conditions pour devenir micro-entrepreneur sont peu contraignantes. Si vous êtes une personne physique et que vous souhaitez exercer une activité artisanale, commerciale ou libérale, vous pouvez en principe accéder à ce statut sans restriction. En principe, aucun diplôme n’est requis pour opter pour ce régime simplifié.

Bon à savoir: si vous choisissez ce statut, vous pouvez exercer votre activité à titre principal ou à titre accessoire. À ce titre, sachez que vous avez la possibilité de cumuler le statut de micro-entrepreneur et de chômage

Simplicité de création de la micro-entreprise

L’accessibilité de ce régime se révèle également par ses formalités de création ultra simplifiées. En effet, après avoir vérifié que vous répondez aux conditions pour profiter du statut, vous n’avez qu’à effectuer une simple déclaration de micro-entreprise en ligne pour donner vie à votre entreprise.

À noter: le micro-entrepreneur ne doit pas rédiger de statuts ou encore injecter de l’argent dans un quelconque capital social.

De nombreux entrepreneurs se demandent comment créer une micro-entreprise. Il convient de faire une déclaration. Cette dernière est dématérialisée, il suffit de remplir un formulaire p0 de déclaration (P0 PL micro-entrepreneur) qui reprend les informations suivantes:

  • votre identité, 
  • l’activité que vous souhaitez exercer, 
  • l’option fiscale choisie. 
  • pièces justificatives (pièce d’identité, justificatif de domicile de moins de 3 mois et attestation sur l’honneur de non-condamnation).

Bon à savoir: les coûts de création sont relativement faibles, ce qui est un avantage considérable par rapport à la création d'une société.

En plus de la simplicité de création, la gestion du statut de micro-entrepreneur est également facilitée. L’auto-entrepreneur a moins de contraintes de gestion que les associés d’une société, car il exerce son activité en nom propre.

Exemple: le micro-entrepreneur n’a pas à convoquer d’assemblée générale, ou encore à rédiger des procès-verbaux lorsqu’il prend des décisions relatives à son activité professionnelle. 

La micro-entreprise bénéficie d'un régime comptable simplifié

Le régime comptable est avantageux. En effet, en tant qu’auto-entrepreneur, vous êtes dispensé d’obligations comptables trop lourdes

Il convient notamment de:

  • tenir à jour un livre de recettes, ordonné de façon chronologique;
  • tenir un registre des achats: c’est obligatoire notamment si vous exercez une activité de vente de marchandises, fournitures, et denrées à consommer sur place ou à emporter, ou encore en cas de fourniture de prestation d’hébergement;
  • conserver les factures et les pièces justificatives pendant 10 ans.

Le régime comptable du micro-entrepreneur est simplifié, car il n’a pas de bilan annuel à présenter.

À noter: si vous exercez plusieurs activités distinctes, il est recommandé de tenir une comptabilité pour chacune de vos activités. En revanche, pas d’inquiétude, il suffit de remplir qu’une seule déclaration de chiffre d’affaires pour l’ensemble de ses activités.

La micro-entreprise bénéficie d'un régime fiscal simplifié

La possibilité de bénéficier d’une franchise de TVA en micro-entreprise

Second avantage, tant que vous ne dépassez pas certains plafonds de chiffre d’affaires, vous pouvez bénéficier du mécanisme de franchise de TVA:

Type d'activité Seuil à respecter
Activités de vente de marchandises et prestation d’hébergement 85.800€
Activités de vente de prestations de services et les activités libérales 34.400€

Bon à savoir: l’avantage de ce mécanisme est qu’il vous dispense de facturer la TVA à vos clients, vous pourrez donc augmenter vos marges en vous alignant sur le prix du marché ou proposer des prix plus compétitifs que ceux de vos concurrents.

La franchise de TVA représente également un gain de temps. En effet, votre comptabilité est simplifiée et vous n’avez pas à déclarer la TVA auprès de l’administration fiscale!

Obligations fiscales simplifiées

En plus de l’option au régime de franchise en base de TVA, les obligations fiscales du micro-entrepreneur sont simplifiées. 

Il est important de comprendre que sous ce régime simplifié, vous êtes imposé selon votre chiffre d’affaires et non sur votre résultat. 

L’auto-entrepreneur est imposé à l’impôt sur le revenu.

Tout d’abord, en contrepartie de la non-déduction des charges liées à votre activité, un abattement forfaitaire est calculé directement sur votre chiffre d’affaires. Le résultat après l’abattement détermine votre bénéfice imposable. Ensuite, c’est votre bénéfice imposable qui est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. 

Le montant de l’abattement dépend de l’activité que vous exercez.

Type d’activité

Taux d’abattement 

Activités d'achat-revente ou de fourniture de logement

(à l'exception des locations meublées autres que tourisme et chambres d'hôte)

71%

Prestations de services / autres activités relevant des BIC

50%

BNC (bénéfices non-commerciaux) : activités libérales 

34 %

À noter: il existe un minimum d'abattement de 305€.

Exemple : si vous exercez une activité d’achat-revente, vous êtes imposable sur 29% de votre chiffre d’affaires.

Le régime micro-social simplifié

En tant que micro-entrepreneur, vous dépendez de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI), qui est elle-même rattachée au régime général de la sécurité sociale.

Bon à savoir: la SSI a remplacé le Régime Social des Indépendants (RSI) en 2018. Si vous souhaitez vous déclarer en tant que micro-entrepreneur, sachez que vous dépendez désormais de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de votre lieu de résidence.

En micro-entreprise, le règlement des charges sociales de l’auto-entrepreneur est simplifié. Elles peuvent être payées mensuellement ou trimestriellement directement sur le site de l’URSSAF. La micro-entreprise est soumise à des taux de cotisations sociales intéressants.

Si vous êtes éligibles à l’ACRE (Aide à la création et la reprise d’entreprise), vous bénéficiez d’une exonération partielle (50%) de vos charges sociales sur 1 an.

En principe, il existe plusieurs possibilités en fonction de votre situation. Le taux de charges sociales en micro-entreprise varie selon le domaine d’activité de votre entreprise.

Type d’activité

   Taux classique   

   Taux en cas d’éligibilité à l’ACRE   

(taux classique - 50%)

Activité de vente de marchandises

12,8%

6,4% 

Activité de vente de prestation de services artisanale ou commerciale

22%

11%

Activité libérale

22%

11%

À noter: n’hésitez pas à utiliser notre simulateur pour connaître votre éligibilité à l'ACRE :

La micro-entreprise et l’option pour un versement unique libératoire

Il est possible d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Cette faculté vous permet de vous acquitter de vos obligations sociales et fiscales en un seul prélèvement effectué directement sur votre chiffre d’affaires. 

Le mode de calcul de l’impôt sur le revenu est différent. En effet, un prélèvement est réalisé directement sur votre chiffre d’affaires. Le montant de ce prélèvement dépend de votre activité.

Type d’activité

Taux en cas d’option pour le prélèvement libératoire 

Activité de vente de marchandises

13,80% (1% d’impôt sur le revenu et 12,8% de cotisations sociales)

Activité de vente de prestation de

services artisanale ou commerciale  

23,7% (1,7% d’impôt sur le revenu et 22% de cotisations sociales)

Activité libérale

24,2% (2,2% d’impôt sur le revenu et 22% de cotisations sociales)

Bon à savoir: il est possible d’opter pour le versement libératoire lors de votre déclaration de micro-entrepreneur ou en cours d’activité.

Attention: l’option du prélèvement libératoire n’est pas ouverte à tous. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter nos fiches sur le sujet.

Les coûts de création et de fonctionnement de la micro-entreprise sont réduits

Ce régime est accessible sans véritable effort financier d’investissement. C’est un avantage considérable pour se lancer dans l’entrepreneuriat.

Les coûts de création

Pour créer une auto-entreprise, il convient simplement de procéder à la déclaration de la micro-entreprise auprès de votre Centre de formalités des entreprises (CFE) compétent. 

Le faible coût des démarches de création d’une auto-entreprise est un avantage majeur par rapport à la création d’une société.

En réalité, le coût de création d’une micro-entreprise dépend de l’activité exercée par le micro-entrepreneur:

Type d’activité

Centre d’immatriculation

  Coût de création. 

Activité commerciale

Registre du Commerce et des Sociétés (RCS)   

Gratuit

Activité libérale

URSSAF

Gratuit

Activité artisanale

Répertoire des Métiers (RM)

Gratuit

Activité d’agent commercial  

Registre spécial des agents commerciaux

24,71€


Dans la majorité des cas, la déclaration du micro-entrepreneur est gratuite. En revanche, il faut avoir conscience que cela implique de réaliser ses démarches seul. 

À noter: vous avez la possibilité de vous faire accompagner dans vos démarches de création en ligne par des plateformes telles que Legalstart. Dans ce cas-là, les coûts de création peuvent varier en fonction du degré d’accompagnement. Il faudra compter entre  11€ à 155€ TTC.

Les coûts de fonctionnement

Les coûts de fonctionnement d’une auto-entreprise sont relativement faibles si on les compare avec ceux d’une société. 

En fonction de l’activité de l’entrepreneur, il est nécessaire de prendre en compte des frais tels que: 

  • des frais bancaires si vous décidez d’ouvrir un compte bancaire professionnel; 
  • des frais d’assurance professionnelle si votre activité vous l’impose;
  • des frais d’abonnement à un logiciel de facturation si vous souhaitez vous décharger de cette tâche administrative.

Par ailleurs, l’auto-entrepreneur bénéficie de charges sociales et fiscales avantageuses.

Le cumul d’activité en micro-entreprise 

L’un des autres avantages de ce régime et que le micro-entrepreneur a la possibilité du cumuler plusieurs types d’activités:

Cumul possible avec le statut d’assimilé salarié

Vous avez la possibilité de cumuler votre activité d’auto-entrepreneur avec le statut de:

  • président en SAS ou SASU; 
  • gérant égalitaire ou minoritaire de SARL; 
  • gérant non-associé d’une EURL; 
  • associé d’une société. 

Cumul possible avec un emploi salarié

Le cumul du statut de micro-entrepreneur avec un emploi salarié est un avantage, car il vous permet de vous lancer dans un projet entrepreneurial tout en conservant votre emploi. En revanche, il convient de vérifier que votre activité de micro-entrepreneur ne contrevient pas à:

  • une clause d’exclusivité présente dans votre contrat de travail;
  • une clause de non-concurrence présente dans votre contrat de travail; 
  • des dispositions particulières liées au secteur d’activité;
  • un statut particulier comme le statut de fonctionnaire.

Bon à savoir: tout salarié doit respecter un devoir de loyauté envers son employeur. Ce devoir implique d’informer votre employeur de la création d’une entreprise individuelle, notamment si cette dernière touche au même domaine d’activité ou clients. Par ailleurs, votre activité d’entrepreneur ne pourra pas être exercée sur vos heures de travail salariées.

Micro-entreprise et chômage: un cumul possible sous certaines conditions

La période de chômage est souvent considérée comme une période idéale pour développer de nouveaux projets et notamment se lancer dans l’entrepreneuriat. À cet égard, sachez qu’il est totalement possible de cumuler le statut de micro-entreprise et le chômage, mais certaines conditions doivent être respectées.

Ce cumul est ouvert aux demandeurs d’emploi, et ce, quel que soit votre motif de chômage.

Une fois votre entreprise créée, vous pouvez profiter du maintien de vos allocations chômage d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le montant de ces allocations va évoluer en fonction des revenus tirés de votre activité de micro-entrepreneur.

Même si les avantages de ce régime simplifié présentés ci-dessus rendent ce statut très attractif, il ne faut pas oublier que ce statut présente également des faiblesses. Retour sur les principaux inconvénients de ce statut. 

Quels sont les inconvénients de la micro-entreprise? 

Les plafonds de chiffre d'affaires: un potentiel frein au développement

En micro-entreprise, l’existence de plafonds de chiffre d’affaires est l’un des principaux inconvénients. En effet, pour pouvoir continuer à bénéficier du statut, vous devez impérativement veiller à rester en dessous de certains plafonds de chiffre d’affaires.

Les plafonds sont fixés par la loi et révisés chaque année. Ils varient selon l’activité exercée. Pour 2021, les plafonds du statut micro-entrepreneur sont:

Type d’activité

Seuils de chiffre d’affaires

Activités de vente de marchandises et prestation d’hébergement

176.200€

Activités de vente de prestation de services et les activités libérales

72.600€

Si vous dépassez ces seuils, la micro-entreprise bascule automatiquement vers le régime de droit commun de l’entreprise individuelle

En pratique: si c’est le cas, vous en êtes informé par lettre recommandée avec accusé de réception.

Ces plafonds posent une difficulté pour la croissance de votre activité. Si votre activité se développe rapidement et que vous franchissez le plafond, vous devrez changer de statut et accomplir de nouvelles démarches. Un changement de statut entraîne nécessairement une perte des différents avantages fiscaux et sociaux.

L’impossibilité de déduire les charges de la micro-entreprise

Contrairement aux sociétés, le micro-entrepreneur ne peut pas déduire ses charges d’exploitation de son bénéfice imposable. Si vous exercez une activité nécessitant de nombreuses charges, il est généralement plus intéressant de se tourner vers une société telle qu’une SASU ou une EURL. 


Bon à savoir: l’administration fiscale a mis en place un abattement fiscal pour pallier cet inconvénient. Le montant de l’abattement dépend de votre activité et permet de faire diminuer votre base imposable à l’impôt sur le revenu. En revanche, sachez que plus les charges sont élevées, moins l’abattement est intéressant.

L’impossibilité de s’associer en micro-entreprise

Il est impossible de s’associer sous le régime de l’auto-entreprise, c’est une entreprise individuelle. Si vous souhaitez vous associer, il est nécessaire de vous tourner vers une société

Pour vous aider dans votre choix, découvrez notre guide pour choisir une structure juridique.  

En pratique: si vous souhaitez vous lancer seul en auto-entreprise, rien ne vous empêche de changer d’avis par la suite pour faire évoluer votre projet. Dans ce cas-là, vous pouvez créer une société commerciale, apporter ou céder le fonds de commerce de votre micro-entreprise à la société nouvellement créée et procéder en dernière étape à la fermeture de votre entreprise individuelle.

Confusion du patrimoine de l’entrepreneur et de la micro-entreprise

L’auto-entreprise n’a pas de patrimoine propre comme une société. À ce titre, le patrimoine de l’entrepreneur et l’entreprise sont confondus. De ce fait, les créanciers peuvent engager la responsabilité de l’entrepreneur sur son patrimoine personnel. 

À noter: il est possible sous ce régime de protéger le patrimoine personnel de l’entrepreneur. Pour ce faire, il convient d’opter dès la création de votre entreprise pour une AERL (auto-entreprise à responsabilité limitée). Cette option permet de créer un patrimoine d’affectation. En d’autres termes, cela sépare votre patrimoine personnel du patrimoine professionnel de l’entreprise.

Les difficultés pratiques pour recruter un salarié

Lorsque vous vous lancez sous ce régime, vous êtes souvent “condamné” à travailler seul.

En effet, l'embauche d'un salarié par un auto-entrepreneur est très rare en pratique, car recruter un salarié représente un certain coût (rémunération, paiement des cotisations sociales, achat de matériel, etc). 

Pour vous permettre d’embaucher un salarié, il faut donc que votre activité soit prospère afin que vous puissiez à la fois vous rémunérer vous et votre salarié. Dans une telle hypothèse, il arrive souvent que vous frôliez les plafonds de chiffres d’affaires et que le travail fourni par votre salarié vous fasse dépasser les plafonds et sortir du régime simplifié.

À noter: ce statut n’est pas le régime le plus adapté à l’embauche de salarié, car l’entrepreneur ne peut pas déduire ses charges telles que le salaire d’un employé.

Les activités exclues du régime de la micro-entreprise

Attention, le statut de micro-entrepreneur est accessible au plus grand nombre. En revanche, le statut n’est pas ouvert à certaines professions réglementées et à certaines activités spécifiques. 

Exemple: marchand de biens, agent d’assurance, etc.

À savoir: avant de vous lancer dans l’entrepreneuriat, pensez à consulter notre liste d’activité d’auto-entrepreneur.

Manque de crédibilité auprès des investisseurs 

Le statut de micro-entrepreneur ne bénéficie pas d’une grande crédibilité auprès des investisseurs. En effet, cette structure n’est pas attrayante pour les établissements bancaires, les fournisseurs ou pour certains partenaires, car elle ne possède pas de capital social et qu’elle demande peu d’investissements financiers. Ce statut est souvent considéré comme peu fiable.

En pratique: ce statut est souvent utilisé de façon provisoire pour tester un projet d’entreprise, et ce, à moindre coût.

La création d’une société vous permet de renforcer considérablement votre crédibilité vis-à-vis de vos investisseurs, fournisseurs ou partenaires. En effet, la création d’une société offre plus de crédibilité à votre projet. 

Exemple: les banques accordent plus facilement un emprunt bancaire à une société.

L’impossibilité de cumuler le régime de micro-entreprise avec un autre statut indépendant

Il est impossible de cumuler le statut de micro-entrepreneur avec une autre activité dépendante de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). En effet, il n’est pas possible de cumuler deux statuts sous ce régime social. 

Mise à jour : 14/10/2021

Rédaction : Faustine Nègre, diplômée de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

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