Création d'une SCI : les étapes à suivre (2026)
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Docteur en droit et diplômé de Harvard.
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Il existe plusieurs types de sociétés civiles, pensés pour accompagner des projets très différents : immobilier, activité libérale ou gestion de patrimoine. Chaque forme a ses propres règles de fonctionnement et ses avantages pour les associés.
On fait le tour des principales formes de sociétés civiles pour que vous vous y retrouviez dans cette accumulation de termes spécifiques et que vous puissiez vous lancer dans la création d'une société civile
Mini-Sommaire
Une société civile correspond à une forme d’entreprise dédiée aux activités non commerciales (articles 1845 à 1870-1 du Code civil) : gestion d’un patrimoine immobilier ou financier, exercice d’une profession libérale, exploitation agricole, projet intellectuel, etc.
Au moins deux associés unissent leurs biens ou leurs compétences pour poursuivre ensemble un objectif commun défini dans l’objet social, qui fixe clairement les activités autorisées.
À noter : le cadre juridique est souple (pas de capital minimum, apports variés), mais la responsabilité des associés est indéfinie : si la société ne peut pas régler ses dettes, chacun peut être sollicité à titre personnel.
Ce statut est souvent choisi pour structurer des projets de long terme, notamment en famille ou entre professionnels.
Une société civile patrimoniale, elle, sert à regrouper et gérer un patrimoine en commun, sans se limiter à un seul type d’actif : immobilier, placements financiers, trésorerie ou même titres d’une société familiale.
Elle permet à plusieurs associés (souvent des membres d’une même famille ou un entrepreneur et ses proches) de structurer leurs investissements au sein d’une structure dédiée, plus simple à administrer qu’une indivision.
Bon à savoir : chaque associé détient des parts sociales qui reflètent sa contribution au projet et facilitent les décisions, la transmission ou l’entrée d’un nouvel investisseur.
Ce cadre séduit les personnes qui veulent sécuriser leur patrimoine sur le long terme, l’organiser de manière stratégique et préparer sereinement les étapes importantes de leur vie professionnelle ou familiale.
Une société civile s’inscrit dans tous les domaines où l’on ne réalise pas d’actes de commerce. Certaines d’entre elles ne se limitent pas à un seul type d’actif et portent un projet patrimonial global comme nous venons de le voir : on parle alors de société civile patrimoniale, ou parfois de holding patrimoniale.
Dans ces structures très souples, l’objectif n’est pas de multiplier les opérations d’achat-revente, mais de développer et préserver un patrimoine.
En pratique : les professionnels qui souhaitent par exemple exercer ensemble et mettre en commun des moyens matériels choisissent souvent la Société Civile de Moyens (SCM), idéale pour gérer les locaux et équipements nécessaires à leur activité.
Au contraire, dès qu’un projet vise la spéculation immobilière ou toute activité lucrative comparable à celle d’un marchand de biens, il change de catégorie et relève du commerce. Si vous décidez de faire de l’achat-revente d’immeuble c’est une activité commerciale pour laquelle vous serez obligé de devenir marchand de biens.
À retenir : ce point joue à la fois sur le statut juridique et sur la fiscalité, d’où l’intérêt de réfléchir au cadre le plus cohérent avec la réalité de son activité présente… Et future.
Les sociétés civiles couvrent un large terrain :
La SCI reste la forme de société civile la plus répandue. Elle permet de détenir et de gérer un ou plusieurs biens immobiliers en commun.
Cette structure est très utilisée lorsque plusieurs personnes souhaitent investir dans un logement locatif, éviter une indivision après une succession ou organiser la transmission d’un patrimoine immobilier.
À noter : les associés détiennent des parts sociales en fonction de leurs apports et prennent ensemble les décisions essentielles.
La SCI est intéressante, car elle offre une grande souplesse dans l’organisation et ouvre la voie à des stratégies patrimoniales efficaces, comme la donation progressive de parts aux enfants. En revanche, elle ne permet pas de faire de la location meublée ou de l’achat revente de biens à visée spéculative, car ces activités relèvent du commerce.
Il est également possible de créer une SCI familiale qui est une société civile immobilière dont les associés sont membres de la même famille. Il existe un certain nombre d’avantages à opter pour ce statut (impôt sur le revenu, facilité de transmission des parts).
Bon à savoir : l'activité exercée par l'entreprise détermine en grande partie le code APE de SCI attribué par l'Insee.
La SCCV est pensée pour les projets immobiliers ponctuels consistant à acheter un terrain, construire un immeuble et le vendre ensuite avec un bénéfice. Elle sert souvent de support juridique à un programme immobilier unique porté par plusieurs investisseurs.
À retenir : même si cette activité correspond à un acte commercial, la SCCV conserve le statut civil grâce à un régime spécifique.
Ce modèle peut être très efficace lorsque l’objectif est de développer une opération immobilière puis de fermer la société une fois le projet terminé. Il implique une gestion rigoureuse, car les associés conservent une responsabilité indéfinie face aux dettes éventuelles.
Attention : dans la pratique, une SCCV n’a pas vocation à se répéter d’année en année. Si le projet devient un véritable métier, la structure devra évoluer vers une forme commerciale.
Cette forme de société civile permet à plusieurs investisseurs de réaliser un projet immobilier qu’ils se partageront ensuite. Elle est souvent utilisée pour construire un immeuble composé de plusieurs lots, puis attribuer un appartement ou un local à chacun en pleine propriété ou en jouissance.
Ce modèle convient bien aux projets à plusieurs, lorsque chacun a un objectif personnel tout en voulant mutualiser les moyens financiers.
Bon à savoir : la SCI d’attribution prend fin lorsque l’opération est réalisée et que chacun récupère sa part du projet.
La SCI professionnelle s’adresse aux professions libérales réglementées qui souhaitent exercer ensemble leur métier. Avocats, notaires, médecins ou experts-comptables peuvent y regrouper leur activité afin de mutualiser les charges et d'organiser la prise de décision en équipe.
En pratique : chaque professionnel continue d’exercer personnellement mais au sein d’une structure commune.
La société civile professionnelle facilite la continuité de l’activité, notamment lorsqu’un associé se retire ou transmet ses parts. L’exercice en commun peut renforcer l’image, soutenir le développement d’une clientèle et sécuriser certains investissements. Elle impose en revanche de respecter les obligations déontologiques propres aux professions concernées et ne permet pas d’associer des personnes extérieures à la profession réglementée.
La SCM est idéale lorsqu’il s’agit de partager uniquement des moyens matériels ou humains sans mettre en commun la clientèle ni les honoraires. Elle est très courante dans le secteur médical ou paramédical, par exemple lorsqu’un kinésithérapeute et une infirmière occupent le même cabinet et souhaitent se répartir les frais de loyer, de secrétariat ou de matériel.
Chacun reste totalement indépendant dans son activité, ce qui en fait une solution simple pour réduire les coûts d’exploitation tout en gardant la maîtrise de son organisation professionnelle.
La société civile de portefeuille sert principalement à détenir et gérer des actifs financiers tels que des actions, des obligations ou des parts de fonds. Ce modèle attire les investisseurs souhaitant organiser la détention de leur portefeuille à plusieurs ou préparer la transmission à leurs héritiers.
Sa gestion offre une grande liberté, tout en permettant une gouvernance collective et une circulation simplifiée des parts sociales par rapport à une détention directe des titres. Son efficacité dépend de la manière dont la fiscalité est anticipée dès la rédaction des statuts et du projet d’investissement poursuivi.
La SCEA permet à plusieurs personnes de gérer une exploitation agricole ou viticole, que ces associés soient agriculteurs ou non. Elle facilite la mise en commun des terres, des équipements et du savoir-faire tout en offrant une liberté d’organisation plus large que d’autres structures agricoles.
Cette forme séduit aussi des familles qui veulent participer à un projet rural sans que tous les membres travaillent directement sur l’exploitation.
|
Type de société civile |
À quoi ça sert ? |
Pour quel profil ? |
Avantages principaux |
Points de vigilance |
Durée du projet |
|
SCI (Société Civile Immobilière) |
Détenir et gérer un bien immobilier en commun |
Familles, couples, investisseurs immobiliers |
Transmission facilitée, grande souplesse statutaire |
Pas adaptée à la location meublée ou à l’achat-revente |
Long terme |
|
SCCV (Société Civile de Construction-Vente) |
Construire puis vendre des immeubles |
Promoteurs occasionnels, investisseurs ponctuels |
Régime civil pour une activité économique unique |
Responsabilité indéfinie, projet risqué à maîtriser |
Court à moyen terme, le temps du chantier |
|
SCI d’attribution |
Financer et construire un immeuble pour se répartir les lots |
Groupes d’investisseurs ou familles |
Approche collaborative et patrimoniale |
Dissolution après attribution, gestion ponctuelle |
Court ou moyen terme |
|
SCP (Société Civile Professionnelle) |
Exercer ensemble une profession réglementée |
Avocats, notaires, médecins… |
Mutualisation des charges, cadre collectif structurant |
Adhésion obligatoire aux règles ordinales |
Long terme |
|
SCM (Société Civile de Moyens) |
Partager les moyens sans partager l’activité |
Professions libérales (réglementées ou non) |
Indépendance de chaque associé préservée |
Ne porte pas l’activité ni les revenus |
Long terme |
|
Société civile de portefeuille |
Gérer un portefeuille de titres à plusieurs |
Investisseurs patrimoniaux, familles |
Structuration efficace de la détention et de la transmission |
Nécessite une vraie stratégie fiscale |
Long terme |
|
SCEA (Société Civile d’Exploitation Agricole) |
Exploiter des terres agricoles ou viticoles |
Agriculteurs ou investisseurs en soutien |
Grande liberté d’organisation |
Responsabilité indéfinie selon les cas |
Long terme |
Créer une société civile se déroule en plusieurs étapes :
Les statuts décrivent l’objet social, les pouvoirs du gérant, les modalités de prise de décision, l’entrée et la sortie des associés, ou encore la durée de la société. Ils doivent refléter la réalité du projet et anticiper les situations délicates.
Par exemple, dans une SCI familiale, il peut être judicieux de prévoir des règles particulières pour éviter les blocages lors de la transmission des parts aux enfants. Une écriture claire et adaptée apporte une vraie tranquillité sur le long terme.
Les associés réalisent leurs apports : argent, immeubles, titres financiers, mobilier, etc.
Lorsque des apports en numéraire sont prévus, un dépôt des fonds est effectué sur un compte bancaire au nom de la société en formation. Une attestation est délivrée et servira de justificatif dans le dossier d’immatriculation.
À noter : même si aucune obligation de capital minimum n’existe, un capital cohérent aide à crédibiliser la société auprès de futurs partenaires ou prêteurs.
La création d’une société civile devient officielle grâce à une publication dans un journal habilité.
C’est une étape incontournable qui permet à toute personne intéressée de connaître l’existence de la structure, ses dirigeants et son objet. Cette transparence fait partie du fonctionnement normal de la vie d’une société.
Une fois toutes les pièces réunies, le dossier comporte notamment : les statuts signés, l’annonce légale, la pièce d’identité du gérant, la déclaration des bénéficiaires effectifs et la justification du siège social.
Ce dossier matérialise la naissance prochaine de la société et permet aux administrations de vérifier sa conformité.
Depuis 2023, toutes les formalités de création passent par le guichet unique de l’INPI.
Après validation, la société obtient son immatriculation au registre national des entreprises et peut démarrer son activité avec son extrait Kbis en main.
Astuce : de nombreux entrepreneurs choisissent d’être accompagnés dès la rédaction des statuts et jusqu’à l’immatriculation finale. Cela permet d’assurer la conformité juridique du dossier et un démarrage serein. Legalstart propose un accompagnement complet pour simplifier chaque étape et sécuriser la création de votre société civile.
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Pierre Aïdan
Docteur en droit et diplômé de Harvard.
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