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Malo de Braquilanges
Diplômé de Sciences Po et spécialisé dans l'accompagnement des créateurs d'entreprise chez Legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.
Article mis à jour le 26 mars 2018
Temps de lecture : 3 min

Publié le 6 juillet 2017

A quoi s’attendre, concrètement ? Vous souhaitez vous lancer et devenir VTC ? Le secteur des VTC est particulièrement dynamique et la profession attire. Toutefois, avant d’effectuer les démarches pour suivre votre formation obligatoire VTC et obtenir votre licence, prenez le temps de bien savoir à quoi vous attendre financièrement.

Informations contradictoires, chiffres parfois trop optimistes relayés par les plateformes… difficile finalement d’avoir une idée précise du salaire d’un chauffeur VTC. Jacques Rapoport, médiateur VTC, dont le rôle est de piloter la relation entre Uber, l’Etat, et les VTC, présente toutefois des chiffres sur les revenus moyens des VTC.

Le salaire du VTC en chiffres

D’après Jacques Rapoport, le revenu net mensuel du VTC dépend évidemment du temps consacré à son activité.

  • Pour 40 heures par semaine : le revenu s’échelonne entre 0 et 1100 € mensuels. Une dépense d’entretien du véhicule, par exemple, peut rapidement faire chuter le revenu final…
  • Pour 60 heures par semaine : le revenu moyen d’un VTC indépendant est alors de 1 700 € nets par moi.

Un salaire du VTC souvent inférieur au SMIC donc, surtout ramené au salaire horaire (7,10 € de l’heure pour un VTC à 60 heures).

A noter que ces chiffres concernent uniquement le VTC en indépendant, c’est-à-dire le chauffeur VTC en auto-entrepreneur ou en société, ce qui est le cas de la majorité d’entre eux. Cependant, pour un VTC salarié, non pas des plateformes directement mais d’une entreprise de VTC indépendante, le salaire moyen est compris entre 1800 et 2000 € par mois, avec d’importantes disparités en fonction de la gamme de services proposées et de l’ancienneté du chauffeur concerné.

Le salaire du VTC miné par les charges

En cause de ces salaires relativement faibles ramenés au temps de travail, le montant des charges ! Cela tient d’une part au fait que la plupart des VTC sont travailleurs indépendants. Ils doivent en conséquence s’acquitter de charges plus importantes qu’un salarié.

A savoir que vous avez le choix, en tant que VTC, entre deux régimes de sécurité sociale : le RSI, si vous êtes auto-entrepreneur ou en EURL, par exemple, et le régime général de la sécurité sociale, pour les VTC dirigeants de SASU. Au RSI, le niveau des cotisations équivaut à environ 30% du revenu.

Par ailleurs, il faut garder en tête que des charges d’exploitation importantes vont s’appliquer. Des coûts peuvent être engagés, que ce soit pour le carburant ou pour des dépenses d’entretien et de réparation de véhicule. Naturellement, si vous achetez un véhicule pour votre activité de VTC, il faudra aussi anticiper son coût…

Enfin, l’évolution du marché est aussi pointée du doigt par les chauffeurs VTC. Des chauffeurs de plus en plus nombreux, des prix qui ont été baissés par Uber et des commissions prélevées par la plateforme en augmentation également…

Mise à jour : 06/07/2017

Rédaction : Malo de Braquilanges, diplômé de Sciences Po et spécialisé dans l'accompagnement des créateurs d'entreprise chez Legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

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