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13 février 2019

Quel est le statut d’un entrepreneur individuel?
Temps de lecture : 3 min

Héloïse FOUGERAY
Diplômée d'un Master II en Droit de la Propriété Intellectuelle aux Universités partenaires Paris I Panthéon-Sorbonne et Paris-Saclay. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

Commencer les démarches

Vous souhaitez vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale et devenir entrepreneur individuel ? Ce statut est choisi par un grand nombre d’entrepreneurs qui souhaitent débuter leur activité ou tester un projet. Ce statut offre d’ailleurs des options intéressantes à l’entrepreneur individuel : EIRL et régime de la micro-entreprise.

Afin de déterminer si le fait d’exercer en tant qu’entrepreneur individuel peut réellement être adapté à votre projet, il est important d’en comprendre les principales caractéristiques.

Pour vous aider à savoir si ce statut peut vous convenir, on fait le point sur la définition de l’entrepreneur individuel, la fiscalité qui lui est applicable, son régime social et les démarches à accomplir pour devenir entrepreneur individuel.

Statut entrepreneur individuel

Qu’est-ce qu’un entrepreneur individuel?

Devenir entrepreneur individuel, c’est créer une forme simplifiée d’entreprise. Toute personne âgée de plus de 18 ans peut devenir entrepreneur individuel.

Pour vous aider à comprendre les implications de cette forme d’entreprise, voici les principales caractéristiques du statut d’entrepreneur individuel :

  • Les démarches à accomplir pour créer une entreprise individuelle sont simples à réaliser ;
  • Aucun capital social en entreprise individuelle n’est requis pour lancer son activité ;
  • Les obligations comptables sont plus légères qu’en société : seule la tenue du livre journal, du grand livre et du livre d’inventaire est obligatoire ;
  • L’entrepreneur individuel est l’unique dirigeant de l’entreprise individuelle (il ne peut pas s’associer avec d’autres personnes) ;
  • L’entrepreneur individuel exerce son activité professionnelle en son nom propre (son nom de famille lui sert de dénomination sociale) ;
  • L’entrepreneur individuel a une responsabilité illimitée : il ne bénéficie d’aucune protection de son patrimoine personnel (hors résidence principale) en cas de dettes liées à son activité professionnelle.

Bon à savoir : l’entrepreneur individuel peut limiter les risques et protéger son patrimoine personnel en procédant à une déclaration de patrimoine d’affectation (EIRL).

Comment devenir entrepreneur individuel?

Pour devenir entrepreneur individuel, il est inutile de rédiger des statuts ou de constituer un capital social. Il faut simplement réaliser une déclaration d’activité d’entrepreneur individuel. Pour cela, un certain nombre de pièces justificatives doivent être fournies au CFE (Centre de Formalités des Entreprises) compétent qui dépend de la nature de l’activité (commerciale, artisanale, agricole ou libérale).

L’entrepreneur individuel peut déposer son dossier complet de déclaration d’activité en se rendant directement dans un CFE ou en déclarant en ligne son entreprise individuelle.

Les pièces justificatives à fournir auprès du CFE sont notamment les suivantes :

  • Formulaire P0 rempli et signé ;
  • Attestation de domiciliation ou copie du justificatif du local commercial ;
  • Justificatif de l’information du conjoint sur les conséquences des dettes professionnelles sur les biens communs ;
  • Copie d’une pièce d’identité en cours de validité ;
  • Copie du livret de famille ;
  • Déclaration sur l'honneur de non condamnation et de filiation ;
  • Déclaration du conjoint en cas de mariage ;
  • Chèque pour régler les frais administratifs.

D’autres éléments peuvent être demandés en fonction des options choisies par l’entrepreneur individuel. Par exemple, s’il a opté pour l’EIRL, il devra fournir en complément le formulaire “P EIRL”.

Si le dossier est complet, le CFE remet à l’entrepreneur individuel un "récépissé de dépôt de dossier de création d'entreprise" comportant notamment la mention "en attente d'immatriculation". Ce récépissé est valable jusqu'à la notification de l'immatriculation de l'entreprise individuelle.

Quelle est la fiscalité d’un entrepreneur individuel?

L'imposition de l’entreprise individuelle peut varier en fonction de ses choix et du montant de son chiffre d’affaires. Tout entrepreneur individuel est, en principe, soumis à l’impôt sur le revenu au régime normal réel. Dans ce cas, il peut déduire les frais professionnels liés à son activité (achats, investissements, etc.) de son chiffre d’affaires. Son revenu imposable est ensuite soumis  au barème progressif de l’impôt sur le revenu dans la catégorie propre à son activité (BIC pour une activité commerciale, artisanale ou industrielle ou BNC pour les professions libérales).

L’entrepreneur individuel qui réalise un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 789.000€ pour une activité d'achat-revente ou à 238.000€ pour une activité de prestation de service est d’office soumis au régime réel simplifié. Le principe est le même, mais il bénéficie d’obligations comptables et déclaratives plus légères que sous le régime normal. La plupart des entrepreneurs individuels sont soumis à ce régime simplifié en raison du montant de leur chiffre d’affaires.

De plus, l’entrepreneur individuel peut choisir d’opter pour le régime fiscal du micro-entrepreneur. Dans ce cas, les frais réellement supportés dans le cadre de son activité ne sont pas déductibles. En effet, un abattement forfaitaire pour frais professionnels, dont le montant varie en fonction de la nature de l’activité, est directement appliqué sur le chiffre d’affaires de l’entrepreneur individuel en micro-entreprise. Ensuite, le bénéfice imposable est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu dans la catégorie propre à la nature de son activité.

Quel est le régime social d’un entrepreneur individuel?

Un entrepreneur individuel appartient à la catégorie des travailleurs non salariés (TNS). Par conséquent, dès lors qu’il se rémunère, il est affilié à la Sécurité sociale des indépendants (ex-RSI) et, de ce fait, il devra payer des cotisations sociales.

Ce régime offre une couverture sociale moins étendue que celle offerte par le régime général, mais il permet à l’entrepreneur individuel qui ne se rémunère pas ou peu de ne pas avoir à payer de cotisations sociales, ou seulement un montant très faible. Cela peut se révéler très utile lors des débuts de l’activité de l’entrepreneur individuel.

Bon à savoir : dans l’hypothèse où l’entrepreneur individuel a opté pour le statut de micro-entrepreneur, il est alors soumis au régime social de la micro-entreprise.  


Vous souhaitez en savoir davantage sur le statut d’entrepreneur individuel ? Prenez le temps de visionner notre vidéo d’une minute sur le statut juridique de l’entreprise individuelle.

Mise à jour le : 13/02/2019

Rédacteur : Héloïse Fougeray, diplômée d'un Master II en Droit de la Propriété Intellectuelle aux Universités partenaires Paris I Panthéon-Sorbonne et Paris-Saclay. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

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