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Malo de Braquilanges
Diplômé de Sciences Po et spécialisé dans l'accompagnement des créateurs d'entreprise chez Legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.
09 avril 2018
Temps de lecture : 2 min

Publié le 22 février 2017

Le Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, s’est vu remettre il y a quelques jours le “rapport Haeri” sur l’avenir de la profession d’avocat. Legalstart.fr, qui a été auditionné par la Commission Haeri, salue l’appel à l’innovation formulé par les rédacteurs du rapport.

Intégrer la technologie dans la pratique des avocats

Le rapport pointe une profession en retard sur le plan technologique et encore organisée autour de process de gestion interne un peu “archaïques”. RH souvent fondée sur des modèles de parrainage et de patronat, coûts de structures trop importants, retards dans les technologies organisationnelles et support…

Le passage à l’ère numérique est jugé nécessaire, et urgent, tant pour une meilleure fluidité dans la gestion quotidienne des cabinets, que pour un service clients de qualité.  Remarquons qu’il s’agit, comme l’indique le rapport, de “technologies simples”, ou relativement simples, comme des “extranets” de partage de documents ou ”formulaires intelligents”, par exemple.

Remettre le service au client au coeur des préoccupations de l’avocat

Selon le rapport Haeri, l’avocat contemporain fait face à une concurrence accrue (une population d’avocats en croissance de 40 % en dix ans), et à des attentes nouvelles de la part des clients :

‐ la simplicité d’accès ;
‐ la réactivité ;
‐ la simplicité de fonctionnement ;
‐ des prix transparents ;
‐ des prix bas (préoccupation exprimée en dernier).

Répondre à ces besoins est donc jugé essentiel, et une vision de l’avocat comme sûr de sa légitimité conférée par son statut, ne suffirait plus. Le rapport souligne que les Legaltech se sont précisément développées en répondant à des besoins pour lesquels les réponses des avocats n’étaient pas toujours adaptées, par exemple en automatisant la création d’entreprises, ou en améliorant l’analyse des données.

A cet égard, le rapport appelle les avocats à “modifier leur manière de dialoguer (...) avec leurs différents partenaires”, dont les Legaltechs, qu’il conviendrait d’“arrêter de mépriser”, pour Kami Haeri. Pour les rédacteurs du rapport, ceux qu’on appelait encore il y a quelques années les “brâconniers du droit” ont su répondre à des besoins sur lesquels les avocats étaient peu ou mal positionnés, comme ont d’ailleurs pu le faire les experts comptables sur la création d’entreprise et le marché TPE/PME, souligne le rapport.

Nous ne pouvons que nous réjouir des conclusions du rapport Haeri en faveur de l’innovation et de la coopération entre avocats et Legaltech. Nous sommes déjà fortement engagés dans cette démarche, notamment grâce à des partenariats avec le réseau d’avocats EUROJURIS ou encore le réseau Notaire Conseils d’Entrepreneurs pour les notaires. Il faut réaliser que nos professions sont différentes mais pas antagonistes, et complémentaires. Les expertises technologiques (et autres) des Legaltech peuvent permettre, par la coopération, d’améliorer le service des avocats, avec le principe de la qualité de service client comme objectif principal.

Mise à jour : 22/02/2017

Rédacteur : Malo de Braquilanges, diplômé de Sciences Po et spécialisé dans l'accompagnement des entrepreneurs chez Legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

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