En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies destinés à réaliser des statistiques de navigation et à vous proposer des offres adaptées à vos besoins.
En savoir plus
Fermer
Article mis à jour le 01 juillet 2016

Brexit : "tapis rouge" pour les entreprises britanniques

Mathieu Kohmann
Marketing Manager

Publié le 1er juillet 2016

L’onde de choc est immense, la symbolique forte : le Royaume Uni s’est prononcé en faveur du Brexit. Quelles sont les implications pour les entrepreneurs outre-manche ? Comment réagir face à cette nouvelle incertitude règlementaire, fiscale et financière ? Pour de nombreuses entreprises la question de l’accès au marché européen se pose

Quel impact pour les entrepreneurs implantés au Royaume-Uni ?

Tout dépendra des conditions de sortie du Royaume Uni. L’article 50 du traité de Lisbonne qui donne la possibilité à n’importe quel Etat membre de sortir unilatéralement de l’Union Européenne (UE), prévoit que l’UE négociera et conclura avec l’Etat demandant la sortie un accord fixant les modalités de son retrait. La Chancelière allemande Angela Merkel, ainsi que de nombreux autres chefs d’Etats européens, ont signalé que le Royaume Uni ne pourra pas espérer de traitements préférentiels lors de ces négociations de sortie. Le mot d’ordre est donc : «incertitude».

Les entreprises implantées sur le territoire britannique pourraient perdre un des avantages centraux du marché européen : la libre circulation des biens, capitaux, personnes et services. Corrélativement, de nombreux entrepreneurs français et européens sont susceptibles de perdre leurs accès privilégié au marché anglais.

Et si c’était le moment d’entreprendre en France ?

Une étude récente du Institute of Directors, une organisation de dirigeants d’entreprises britanniques, plus d'un sur cinq (22%) des entrepreneurs britanniques envisage de délocaliser certaines de leurs opérations suite au referendum.

Dans ce contexte, la France est donc une terre d’accueil possible, d’autant plus que de nombreux dispositifs ont été mis en place au cours des dernières années pour favoriser la création d’entreprise.

Championne d’Europe de l’E-administration, la France offre par ailleurs un large choix de structures adaptées à l’entrepreneuriat. La société par actions simplifiée constitue le véhicule privilégié des start-uppers et investisseurs. On assiste également, en raison de leur simplicité, à un fort développement des formes unipersonnelles telles que la SASU ou la SARL unipersonnelle.

Notons ensuite la mise en place d’aides à la création comme l’ACCRE, la possibilité de cumuler les indemnisations Pôle Emploi et une rémunération d’activité avec l'aide au retour à l'emploi (ARE) ou les multiples dispositifs d’aides aux entreprises innovantes (statut de Jeune entreprise innovante, Crédit d'impôt recherche, etc.). Un écosystème de subventions, prêts d’honneur et financements Bpifrance, Réseau Entreprendre, etc.) est également bien développé.

La France accueille également de nombreux incubateurs proposant en accompagnement de qualité aux entreprises en amorçage. A partir de janvier 2017 Xavier Niel et Jean-Michel Wilmotte ouvriront les portes de la Halle Freyssinet à Paris, qui deviendra le plus grand incubateur du monde. Tout est fait pour accueillir les entrepreneurs français et européens !

N’oublions pas non plus le succès de la French Tech, label ayant pour vocation de soutenir et d’accroitre la visibilité des start-ups en France. Les entrepreneurs étrangers venant s’installer en France peuvent par exemple bénéficier d’une bourse et d’un dispositif d’accompagnement avec le French Tech Ticket.

Une chose à retenir donc : comme suggéré de manière un peu polémique par Valérie Pécresse, Présidente de la Région IDF, la France pourrait bien «dérouler le tapis rouge» aux entreprises souhaitant bénéficier d’un accès stable au marché commun européen.

Auteur : Mathieu Kohmann @ Legalstart.fr

Inscrivez-vous à notre newsletter

pour recevoir nos dernières informations