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Article mis à jour le 05 septembre 2017

Est-ce une bonne idée d’entreprendre en famille ?

Alizée Potier
diplômé de l’IAE Toulouse et spécialisée dans l’accompagnement entrepreneurs @ legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

Publié le 5 septembre 2017

La performance et la résilience des entreprises familiales ne se démentent pas. Souvent associées aux petites entreprises (plus d’un tiers des TPE/PME françaises sont familiales !) (1), on oublie parfois que certains grands groupes tels que Etam ou Hermès sont également encore familiaux.

Prospères, dynamiques et ambitieuses, le succès des entreprises familiales a de quoi inspirer les entrepreneurs en devenir. Mais comment entreprendre en famille ? Quels sont les caractéristiques de ces entreprises d’un genre particulier ?  Quels sont les défis qu’elles doivent relever ?

Entreprises familiales : une identité forte et une plus grande stabilité

Les entreprises familiales se distinguent par une culture et des valeurs d’entreprise fortes. Lorsque le patrimoine familial est investi dans l’entreprise, les associés et dirigeants familiaux ne peuvent que se sentir très concernés non seulement, par la réussite, mais également par le mode de fonctionnement de l’entreprise fondé sur une volonté de transmission.

Par exemple, Laurent Milchior, à la tête du groupe Etam depuis 2009, a occupé toutes les fonctions de l’entreprise, de vendeur à dirigeant, afin de s’en approprier les valeurs. Le jeune dirigeant, consulte d’ailleurs toujours son père, Pierre Milchior, dans la prise de décisions afin de préserver l’identité de la marque qu’il a développé.

C’est cette volonté forte de perpétuer l’héritage familial qui traduit souvent une capacité des entreprises familiales à déployer des stratégies de développement à plus long terme mais aussi la volonté d’une stabilité tant sur le plan capitalistique que de gouvernance.

Cela explique que la SARL soit plébiscitée pour les projet familiaux de petite taille. Le mécanisme légal de l’agrément permet notamment de contrôler la composition du capital.

La mise en place de règles de gouvernance apparaît également d’autant plus indispensable que la frontière entre la vie d’entreprise et la vie de famille est très poreuse. Car si confiance, fidélité et implication semblent a priori caractérisé le travail en famille, près de 65% des dirigeants d’entreprises familiales estiment néanmoins que ce dernier est une source potentielle de conflits (2). Pourtant à ce jour, seules 24% des entreprises familiales ont mis en place des règles spécifiques de gouvernance (3). L’informel semble toujours être la règle en famille.

Des dispositifs spécifiques existent par ailleurs pour soutenir les projets familiaux. C’est le cas notamment des SCI familiales.

Forte de leur stabilité, de nombreuses entreprises familiales tirent leur épingle du jeu puisque 83% des entreprises familiales française ont enregistré en 2015 une augmentation de leur chiffre d’affaires contre 64% en moyenne globale et. on compte plus de 1.500 entreprises familiales françaises centenaires (3).

Tirer parti de l’innovation et de la révolution numérique.

Les entreprises familiales comme les entreprises classiques sont confrontées aux défis d’une économie mondialisée. Bien implantée au niveau local, les entreprises familiales ont déjà relevé le pari de l’ouverture internationale. 87% d’entre elles sont déjà exportatrices, tandis que 90% envisagent de le devenir dans un horizon de 5 ans (3).

Mais c’est surtout les efforts d’innovation qui sont actuellement le principal levier des entreprises pour être concurrentielles, ce qu’ont bien compris les dirigeants des entreprises familiales dont 64% s’accordent à penser qu’il s’agit du défi majeur des 5 prochaines années.

A cet égard, elles disposent de nombreux atouts. D’une part, d’une réelle capacité à se réinventer grâce aux nouvelles générations porteuses d’idées novatrices, d’autre part d’un effet d’expérience dont dispose les anciens. Un cocktail explosif permettant d’éviter des investissements hasardeux sans pour autant être paralysé dans le métier d’origine.

Alizée Potier, diplômé de l’IAE Toulouse et spécialisée dans l’accompagnement entrepreneurs @ legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

(1) “Entreprises familiales : ouvrir son capital pour durer”, Bpifrance, Le Lab, Mai 2016.

(2) Baromètre “Les entreprises familiales et la transmission” Perpétuer l’héritage, Janvier 2017, Deloitte.

(3)  Family Business Survey, 2016, PwC.

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