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Stéphane Avouac
Diplômé de Sciences Po Paris. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.
Article mis à jour le 08 juin 2016
Temps de lecture : 2 min

Publié le 8 juin 2016

Alors que le taux de chômage en France continue d’osciller au dessus des 10%, le Gouvernement a mis en place un plan d’urgence pour l’emploi en janvier dernier. Dans ce cadre, la création du dispositif « Embauche PME » a eu pour vocation d’inciter les petites structures à recruter davantage.

Aide à l’embauche : définition

La prime à l’embauche permet à une entreprise de moins de 250 salariés – quel que soit son statut et son activité – de recevoir jusqu’à 4 000€ sur deux ans pour le recrutement d’un salarié. Ce dernier doit être embauché dans le cadre d’un CDI, d’un CDD ou d’un contrat de professionnalisation supérieur à 6 mois, et être rémunéré d’un salaire inférieur à 1 900€ par mois (soit 1,3 fois le SMIC).

Comment en bénéficier ?

L’avantage majeur de cette mesure est avant tout sa simplicité. Après avoir conclu un contrat de travail avec un salarié, la seule formalité restant à accomplir est de remplir un formulaire administratif. Il suffira alors de l’imprimer et de le transmettre à l’ASP (agence des services et de paiements) territorialement compétente.

Quel est le montant de l’aide ?

L’employeur percevra un maximum de 500€ par trimestre pendant les deux ans qui suivent la conclusion du contrat. Ce montant est cependant susceptible d’être proratisé en fonction du temps de travail (par exemple pour un emploi à temps partiel) et du nombre de jours du premier et du dernier mois d’exercice.

Des emplois plus stables pour des salariés moins qualifiés

Depuis son apparition au début de l’année, les résultats de ce nouveau dispositif d’aide à l’embauche semblent très positifs. Plus de 8 000 demandes ont été enregistrées dans les 15 premiers jours et à l’heure actuelle, plus de 350 000 emplois, dont 30 000 pour des chômeurs, ont fait l’objet d’une demande « Embauche PME ». Cette mesure facilite par ailleurs l’aide à l’embauche des jeunes, dans la mesure où 35% des demandes concernent les moins de 26 ans.

L’objectif principal de cette aide reste cependant de favoriser la création d’emplois stables dans une structure de taille réduite. Cette démarche est en ligne avec la volonté actuelle du gouvernement de favoriser le retour à l’emploi et le dynamisme des PME. Depuis sa création, l’Embauche PME concerne dans 66% des cas un CDI, et 83% des demandes sont faites par des entreprises de moins de 50 salariés. Elle peut par ailleurs être demandée en parallèle du Pacte de responsabilité et de solidarité ou encore du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi). De plus, elle complémente l’aide à la première embauche, qui existe depuis presque un an. En revanche, la mesure n’est pas cumulable avec les autres aides de l’Etat liées à l’insertion.

Pour voir notre témoignage sur ce dispositif sur TF1, cliquez ICI.

Rédacteur : Stéphane Avouac, diplômé de Sciences Po Paris. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

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