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Article mis à jour le 21 février 2017

Où en est la robotisation en France?

Malo de Braquilanges
Diplômé de Sciences Po et spécialisé dans l'accompagnement des créateurs d'entreprise chez Legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

Publié le 21 février 2017

A l’heure où Benoît Hamon annonce vouloir mettre en place une “taxe robots” et où Elon Musk et Bill Gates anticipent une robotisation croissante du travail et appellent à des évolutions sur le plan législatif (“revenu de base” pour l’un, “taxe robots” pour l’autre), il est utile de se pencher en une infographie sur le cas français en matière de robotisation.

La France en retard sur la robotisation

Le France est plutôt en retrait par rapport aux champions du secteur. Si l’écart est très net en valeur absolue, avec 32 000 robots en France en 2014 contre 290 000 au Japon, grand leader en la matière, il l’est aussi en nombre de robots par 10 000 employés “humain”.. Nous sommes loin derrière l’Allemagne, championne d’Europe, avec 127 robots pour 10 000 travailleurs contre 301 outre-Rhin.

Les prédictions, au niveau mondial, livrées par la Fédération Internationale de la Robotique, indiquent un boom dans l’acquisition de robots, avec plus d’un million de nouvelles unités entre 2015 et 2019. La Chine est en tête de cette course à la robotisation, avec un parc robotique qui devrait atteindre 400 000 unités en 2019.

Des robots partout ?

Les robots sont, pour l’instant en tout cas, concentrés dans certains secteurs industriels, notamment le secteur automobile (premier utilisateur de robot, avec 36% des unités), le secteur électrique et sidérurgique. A eux trois, ils représentent environ 70% de la population de robots dans le monde.

En France, cette concentration est encore plus importante, avec douze fois plus de robots dans le secteur automobile que dans les autres branches. Cette proportion est probablement appelée à évoluer, avec l’automatisation de tâches de plus en plus variées, dans les domaines aussi divers que la consultation médicale, l’éducation, le transport de marchandises, les services juridiques, etc.

Les robots veulent-ils nos boulots ?

Il est difficile d’anticiper la part des emplois susceptibles de disparaître face à la vague de robotisation et de digitalisation. Les études divergent sur ce point, oscillant entre 10 % des tâches automatisables (OCDE, 2016) et 20 % (cabinet Roland Berger, 2016). Il faut bien garder en tête que ces études portent sur le potentiel de robotisation, c’est-à-dire la part des actions humaines qu’un robot sera capable d’effectuer, mais n’établissent pas de prédiction sur la robotisation réelle, qui dépendra évidemment d’une multitudes de facteurs.

Enfin, la robotisation ne signifie pas nécessairement une destruction sèche d’emplois. On peut y voir une destruction créatrice qui s’accompagnera de nouveaux besoins, dans les NTIC mais pas seulement. D’autres recherches, comme ces travaux publiés dans le Harvard Business Review, sont au contraire plutôt optimistes, notamment grâce aux gains de productivité permis par les robots. Bien sûr, il est extrêmement difficile de mesurer à l’avance ce phénomène, et il est certain qu’il conduira à d’importants transferts d’emplois. Des enjeux de requalification et de formation professionnelle sont probablement à anticiper. L’exemple américain est cependant positif, puisque depuis 2009, 80 000 robots ont été ajoutées à l’industrie automobile américaine, accompagnés par la création de 230 000 emplois sur la même période.

Mise à jour : 21/02/2017
Rédaction : Malo de Braquilanges, diplômé de Sciences Po et spécialisé dans l'accompagnement des entrepreneurs chez Legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

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