En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies destinés à réaliser des statistiques de navigation et à vous proposer des offres adaptées à vos besoins.
En savoir plus
Fermer
Malo de Braquilanges
Diplômé de Sciences Po et spécialisé dans l'accompagnement des créateurs d'entreprise chez Legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.
23 avril 2018
Temps de lecture : 2 min

Publié le 12 janvier 2017

La loi El-Khomri, et plus précisément son article 55, instaurent un droit à la déconnexion pour les salariés. Entré en vigueur au 1er Janvier 2017, il impose aux entreprises de plus de 50 salariés d’organiser des négociations sur le rapport au travail hors du temps de travail. En particulier, la question de l’utilisation des outils de communication professionnels est en jeu. Ces négociations doivent aboutir à la rédaction d’une charte, et à la mise en place par les entreprises de diverses mesures pour favoriser la déconnexion.

Pour les TPE et PME, si les négociations ne sont pas obligatoires, un document instaurant des méthodes de lutte contre une “hyperconnexion” des salariés doit être rédigé. Voici 5 conseils pour rendre réel le droit à la déconnexion.

1 - Sensibilisez vos équipes !

Eviter certaines situations critiques qui peuvent survenir, pouvant aller dans les cas les plus graves jusqu’au burnout ou au harcèlement moral, passe par un changement de mentalités. Pour cela, développez les qualités de leadership dirigeant de vos équipes managériales, montrez-leur qu’elles ont tout à y gagner à favoriser l’épanouissement personnel de leurs talents, et expliquez-leur comment faire !

Il s’agit de faire évoluer les pratiques et le discours managérial (par exemple, éviter de solliciter les salariés hors des heures de travail), pour créer un environnement dans lequel les employés se sentiront encouragés à déconnecter une fois la porte du bureau passée.

2 - Limiter l’accès aux moyens de communication professionnelles

Certaines sociétés ont pris des mesures pour lutter contre la connexion des salariés pendant les temps de repos. Par exemple, Volkswagen coupe la réception des emails entre 18h15 et 7h.

Cette méthode peut sembler un peu radicale, et de nombreux salariés peuvent avoir ponctuellement besoin d’échanger le soir ou les week-ends - que ce soit pour organiser leur temps de travail comme ils le souhaitent ou pour éviter un stress lié au retard.

3 - Afficher une alerte à l’envoi des emails

Moins brutale, cette méthode peut aussi permettre de limiter les échanges tardifs : programmer l’affichage d’un message avant envoi des emails après une certaine heure. Un avertissement, comme “Vous vous apprêtez à envoyer un email après les heures de travail prévues. Etes-vous sûr que cela ne peut pas attendre demain matin ?”, pourrait limiter les envois.

4 - Echangez sur vos vies personnelles

Tout le monde n’est pas obligé de raconter tous les aspects personnels de sa vie à ses collègues. Mais prendre l’habitude d’échanger sur la vie de chacun hors du bureau - famille, activités, passions… - peut permettre de “faire exister” cette sphère privée au travail, de la rendre plus concrète, donc plus légitime !

5 - Changer vos propres habitudes

Vous êtes dirigeant d’entreprise, donc connecté 24h/24 sur la vie de votre société ? C’est compréhensible. Cependant, si vous-même contactez vos équipes tard le soir ou le week-end (sans forcément attendre de réponse), cela peut encourager vos salariés à traiter le problème immédiatement. En tant que dirigeant, c’est vous qui pouvez avoir le plus d’influence sur l’environnement de travail de votre entreprise !

Mise à jour : 12/01/2017


Rédaction : Malo de Braquilanges, diplômé de Sciences Po Paris et spécialisé dans l'accompagnement des créateurs d'entreprise chez Legalstart.fr. Sous la direction de Pierre Aïdan, docteur en droit et diplômé de Harvard.

Inscrivez-vous à notre newsletter

pour recevoir nos dernières informations